Cantines scolaires : la Côte-d’Or vote une hausse de 85 %
Cantines scolaires : la Côte-d’Or vote une hausse de 85 %

Dès septembre 2025, les familles de collégiens en Côte-d’Or devront composer avec une facture cantine plus salée. Le prix du repas dans les établissements publics passera de 2 à 3,70 euros, soit une augmentation de 85 %. Votée à la majorité par le Conseil départemental ce lundi 16 juin, cette décision vise à absorber l’impact de l’inflation et à revenir au tarif d’avant-Covid, selon François Sauvadet, président du Département.

Un choix contesté au nom de la justice sociale

Présentée par la majorité comme un retour à la normale, cette mesure est dénoncée par l’opposition. Christophe Avena, à la tête du groupe « Côte-d’Or Terres d’Avenir », dénonce une « injustice sociale ». Il plaide pour une tarification progressive selon les revenus, une proposition également soutenue par les Jeunes Socialistes qui ont lancé une pétition en ligne. L’opposition estime que l’augmentation représente un surcoût d’environ 24 euros par mois et par enfant, une somme significative pour certaines familles. Malgré cela, la majorité a tranché en faveur d’un tarif unique à 3,70 euros, affirmant qu’il restera inchangé pendant trois ans.

Crainte d’un impact sur la santé et la fréquentation

Le président de la FCPE 21, Antoine Delègue, alerte sur les répercussions de cette décision. Il évoque un possible recul de la fréquentation des cantines, notamment chez les adolescents issus de foyers modestes. Selon lui, certains pourraient opter pour des solutions de fortune à midi : grignotage, repas sautés, voire malnutrition. « Ce tarif reste raisonnable comparé à d’autres départements, mais pour une famille avec plusieurs enfants, cela représente jusqu’à 250 euros par an et par élève », souligne-t-il. Il déplore également un manque de concertation et une annonce perçue comme brutale, après cinq années de stabilité à 2 euros. En réponse aux critiques, François Sauvadet insiste sur l’effort financier consenti par le Département, qui continuerait à prendre en charge une large partie du coût réel d’un repas, estimé à 10,57 euros.

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