Ils étaient plus de 530 000 à plancher dès 8 heures ce vendredi matin sur la première véritable épreuve écrite de leur bac : le français. Qu’ils soient en filière générale ou technologique, tous les élèves de première ont eu quatre heures pour montrer l’étendue de leur culture littéraire. Et cette année, les sujets ont puisé dans des œuvres aussi classiques qu’exigeantes, de Corneille à Sarraute en passant par Barbey d’Aurevilly.
En série générale, les candidats devaient choisir entre le commentaire d’un extrait du roman « L’Ensorcelée » ou une dissertation sur l’une des trois pièces suivantes : Le Menteur de Corneille, On ne badine pas avec l’amour de Musset, ou Pour un oui ou pour un non de Sarraute. Autant de textes emblématiques qui interrogeaient les notions de mensonge, d’affrontement amoureux ou de dispute verbale, selon les parcours étudiés cette année. L’épreuve est dotée d’un coefficient 5, au même titre que l’oral à venir.
les séries techno confrontées à la poésie et à la littérature d’idées
Les élèves en voie technologique ont, eux, dû commenter un poème de Richard Rognet, extrait de Élégies pour le temps de vivre. Ils avaient également la possibilité de traiter un second exercice en deux parties : contraction d’un texte argumentatif moderne, suivie d’un essai à rédiger à partir d’une œuvre classique. Trois grandes figures au choix : Rabelais pour l’éducation, La Bruyère pour la nature humaine ou Olympe de Gouges pour l’égalité.
Les épreuves orales de français commenceront le 24 juin et s’étaleront jusqu’au 5 juillet selon les convocations. Dès lundi, les élèves de terminale entreront dans le vif du bac avec la philosophie, avant les épreuves de spécialité. Cette édition 2025 du bac marque aussi une nouveauté attendue : l’introduction d’une épreuve anticipée de mathématiques pour les élèves de première dès l’an prochain.