Salaires - quand le diplôme fait toute la différence @rawpixel
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L’OCDE vient de publier son rapport Regards sur l’éducation 2025, et le constat est implacable : plus le niveau de diplôme est élevé, plus l’écart de salaire se creuse. En moyenne, les actifs diplômés de l’enseignement supérieur touchent 54 % de plus que ceux qui n’ont pas dépassé le secondaire. Un avantage qui grimpe à 83 % pour les titulaires d’un master, d’un doctorat ou d’un diplôme équivalent. Dans certains pays, comme le Chili, le différentiel atteint même 340 %.

Des écarts qui se creusent avec l’âge

La prime au diplôme n’est pas uniforme. Elle varie fortement d’un pays à l’autre : limitée à moins de 25 % dans les pays nordiques (Danemark, Norvège, Suède), elle explose en Amérique latine et en Afrique du Sud, où elle dépasse 140 %. Elle s’accentue aussi au fil de la carrière : les diplômés de 25 à 34 ans gagnent en moyenne 39 % de plus que leurs homologues sortis du secondaire, un écart qui grimpe à 67 % chez les 45-54 ans.

STIM et commerce en tête, arts et éducation en queue de peloton

Au-delà du niveau d’études, le domaine choisi joue un rôle clé. Les disciplines STIM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) offrent généralement les rémunérations les plus attractives : aux États-Unis, elles sont en moyenne 20 % supérieures aux autres filières. Dans les pays scandinaves, ce sont plutôt les formations en commerce, administration et droit qui offrent le meilleur rendement salarial. À l’inverse, les diplômes en arts, sciences humaines ou éducation restent les moins valorisés.

Un sésame pour dépasser le salaire médian

L’effet protecteur du diplôme se vérifie aussi dans les tranches supérieures de revenu : seuls 26 % des travailleurs peu diplômés gagnent plus que le salaire médian, contre 68 % des titulaires de l’enseignement supérieur. Et quand il s’agit de doubler ce seuil, le fossé est encore plus marqué : 3 % seulement chez les premiers, mais 22 % chez les seconds. Dans un contexte de tensions sur le marché du travail et de débats sur la valeur réelle des diplômes, ce rapport de l’OCDE rappelle que, malgré les disparités, l’enseignement supérieur reste l’un des plus puissants leviers d’ascension économique.

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