Fin 2024, le gouvernement français avait annoncé une revalorisation anticipée du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) de 2 %, effective au 1ᵉʳ novembre 2024. Cette augmentation avait porté le Smic brut mensuel à 1 801,80 euros pour 35 heures hebdomadaires, soit 1 426,30 euros nets.
Problème : cette revalorisation anticipée a été décidée en lieu et place de la hausse automatique prévue initialement pour le 1ᵉʳ janvier 2025. Ainsi, aucune augmentation supplémentaire du Smic n’a eu lieu à cette date.
Cette décision a été perçue par certains comme un recul du gouvernement concernant la hausse du Smic, dans la mesure où la revalorisation anticipée a remplacé celle qui était attendue en janvier 2025. C’est le cas notamment du Syndicat des Indépendants et des TPE, qui a publié un communiqué.
Voici le communiqué :
« Matignon a tranché : il n’y aura pas de coup de pouce sur le SMIC au 1er juillet 2025.
Cette information confirme que le gouvernement commence à prendre conscience l’impossibilité pour les entreprises de supporter plus de charges.
Pour autant, elle ne satisfait pas les salariés et laisse les chefs d’entreprise sur leur faim.
Marc Sanchez, Secrétaire général du SDI, déclare : « Avec l’épée de Damoclès de la hausse du SMIC, le gouvernement a joué avec les nerfs des chefs d’entreprise déjà vent debout face aux augmentations de charges programmées dans le Budget 2025.
Nos indépendants et TPE ne refusent pas d’augmenter leurs salariés sur le principe. Ils demandent en revanche des compensations : une augmentation du temps de travail et une trajectoire claire de baisse des dépenses sociales à ce jour principalement assises sur la rémunération de leurs salariés ».