Le gouvernement suisse a approuvé mercredi un projet de mandat de négociation en matière commerciale et économique avec les États-Unis, dans le but de résoudre les différends douaniers et de renforcer les relations bilatérales. Ce mandat sera soumis aux commissions de politique extérieure du Parlement ainsi qu’aux cantons pour approbation.
Berne ne prévoit pas de récession économique majeure en raison des tarifs douaniers imposés par les États-Unis, bien que certains secteurs d’exportation et de sous-traitance soient touchés. Le gouvernement reste cependant préoccupé par les conséquences de cette politique commerciale jugée « très difficile », dans un contexte de ralentissement économique mondial.
« L’objectif de la Suisse est de renforcer ses relations économiques bilatérales avec son partenaire commercial le plus important après l’Union européenne », a déclaré l’exécutif fédéral. « La Suisse s’engage à préserver et, si possible, améliorer l’accès au marché américain. »
Depuis l’imposition initiale de droits de douane de 31 % par l’administration du président américain Donald Trump sur certains produits suisses, les deux pays ont convenu d’accélérer les discussions commerciales. Début mai, la présidente de la Confédération, Karin Keller-Sutter, a rencontré à ce sujet le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
Au-delà des questions tarifaires, les négociations portent également sur des mesures non tarifaires, comme la simplification des procédures d’homologation pour les dispositifs médicaux. Le mandat mentionne aussi les investissements déjà engagés par les entreprises suisses aux États-Unis et prévoit d’aborder d’autres thèmes tels que la formation professionnelle ou la fiscalité.
Jusqu’à présent, certains secteurs clés comme l’industrie pharmaceutique ont bénéficié d’exemptions, atténuant l’impact global des mesures américaines. Néanmoins, le gouvernement souligne que la situation reste tendue et appelle à des efforts supplémentaires pour soutenir l’économie.
Parmi les mesures envisagées figure notamment l’extension de la durée maximale d’indemnisation du chômage partiel, portée de 12 à 18 mois. Le gouvernement veut également aider les entreprises en améliorant les procédures de marchés publics et en réduisant les coûts liés à la réglementation.