Screenshot
Screenshot

Les prix à la consommation aux États-Unis ont connu une accélération inattendue en janvier, dépassant les prévisions des économistes et ravivant les craintes d’une politique monétaire plus stricte de la Réserve fédérale (Fed). Selon les données publiées mercredi par le département du Travail, l’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 0,5 % sur un mois, contre 0,3 % attendu par les analystes. En décembre, cette hausse s’était établie à 0,4 %. Sur un an, l’inflation s’élève à 3 %, légèrement au-dessus du consensus de 2,9 % et en hausse par rapport aux 2,9 % enregistrés le mois précédent.

L’inflation dite sous-jacente, qui exclut les prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, a elle aussi dépassé les prévisions. Elle affiche une hausse mensuelle de 0,4 %, après 0,2 % en décembre, et s’établit à 3,3 % sur un an, contre 3,1 % attendus.

Cette publication a immédiatement fait réagir les marchés financiers. À Wall Street, les indices boursiers affichaient un net recul en raison des craintes d’un maintien des taux directeurs à un niveau élevé plus longtemps que prévu. Les contrats à terme suggéraient une ouverture en baisse de 0,82 % pour le Dow Jones, 0,89 % pour le S&P 500 et 0,91 % pour le Nasdaq. Les obligations américaines ont également réagi, le rendement des bons du Trésor à 10 ans grimpant de 9,6 points de base pour atteindre 4,63 %. Le dollar, de son côté, progressait de 0,50 % face à un panier de devises internationales.

Cette hausse surprise de l’inflation remet en question les anticipations de détente monétaire de la Fed. Jusqu’ici, les marchés espéraient un premier assouplissement dès le mois de juin, mais la persistance des tensions inflationnistes pourrait pousser la banque centrale à attendre plus longtemps avant d’intervenir. Certains analystes estiment désormais que la première baisse de taux ne surviendrait pas avant septembre. Une situation qui pourrait peser sur la croissance américaine, alors que les entreprises et les ménages restent confrontés à un coût du crédit élevé.

La Fed devra trancher dans les prochaines semaines sur l’orientation de sa politique monétaire. Mais avec une inflation toujours au-dessus de son objectif de 2 %, les arguments en faveur d’un maintien des taux à leur niveau actuel restent solides.

Partager