Six ans après son arrêt définitif, la centrale nucléaire de Centrale nucléaire de Fessenheim s’apprête à entrer dans une étape décisive de son démantèlement. EDF dispose désormais d’un feu vert gouvernemental pour lancer les opérations lourdes sur ce site historique du Haut-Rhin, fermé en 2020 après plus de quarante années d’activité. Le chantier, estimé à 1,4 milliard d’euros, doit s’étendre jusqu’en 2048.
Depuis l’arrêt des deux réacteurs, plusieurs opérations préparatoires ont déjà été menées, notamment l’évacuation du combustible nucléaire usé vers l’usine de retraitement d’Orano à La Hague. EDF affirme avoir retiré 99,9% de la radioactivité présente sur le site grâce à ces premières interventions. Certains équipements ont également été démontés puis réutilisés sur d’autres centrales françaises.
Un chantier colossal prévu jusqu’en 2048
Le démantèlement doit mobiliser plusieurs centaines de personnes chaque année et générer environ 405.000 tonnes de matériaux. Selon EDF, 95% de ces déchets ne seront pas radioactifs. Les éléments contaminés seront triés puis transférés vers les centres de stockage de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs dans l’Aube.
Les premières grandes opérations concernent notamment le retrait des générateurs de vapeur, d’immenses structures métalliques de vingt mètres de haut nécessitant des interventions extrêmement précises. Pour les zones les plus radioactives, notamment autour de la cuve du réacteur, EDF prévoit d’utiliser des robots téléopérés afin de limiter l’exposition des salariés.
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