Un million de voix contre les « thérapies » de conversion : Bruxelles sous pression
Un million de voix contre les « thérapies » de conversion : Bruxelles sous pression

C’est un raz-de-marée numérique et politique. En l’espace de seulement trois jours, une pétition réclamant l’interdiction des « thérapies » de conversion dans toute l’Union européenne a franchi le seuil du million de signatures, déclenchant mécaniquement l’obligation pour la Commission européenne d’examiner la demande. Ces pratiques, qualifiées de « torture » par l’ONU, visent à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Elles sont aujourd’hui interdites dans seulement huit États membres.

L’initiative, portée par de jeunes militants européens, dont le Français Mattéo Garguilo, 21 ans, a trouvé un écho massif sur les réseaux sociaux, galvanisé par des soutiens de poids : la chanteuse Angèle, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal, ou encore Jean-Luc Mélenchon. Tous dénoncent des pratiques « barbares » et appellent à une réaction forte de l’Europe.

Le mécanisme de l’Initiative citoyenne européenne prévoit que toute pétition dépassant un million de signataires oblige la Commission à se positionner publiquement. Elle devra donc prochainement se prononcer devant le Parlement européen sur l’opportunité d’une législation. Mais sans obligation de produire une proposition de loi.

Alors que la commissaire à l’Égalité, Hadja Lahbib, s’est dite favorable à une avancée sur le sujet, rappelant que ces pratiques sont « honteuses » et parfois à l’origine de suicides, les regards se tournent désormais vers Ursula von der Leyen. En septembre 2024, la présidente de la Commission lui avait demandé d’examiner cette question dans le cadre plus large des droits LGBT.

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