Le gouvernement espagnol a présenté mardi un projet de loi visant à ériger en infraction spécifique les violences sexistes commises contre les proches des victimes, qu’il s’agisse d’un enfant, d’un parent ou même d’un animal de compagnie. Cette pratique, connue sous le nom de « violences vicariantes », consiste à s’en prendre à l’entourage pour infliger davantage de souffrance, dans un but de punition, de contrôle ou de vengeance.
La réforme entend codifier et sanctionner plus sévèrement ces violences indirectes, déjà reconnues dans certains pays. Le Mexique a adopté une loi similaire au niveau fédéral fin 2023. Madrid espère que cette initiative renforcera la protection des victimes et enverra un signal fort contre ce type de brutalité, que la ministre de l’Égalité, Ana Redondo, a qualifiée de « radicale, sauvage et inconcevable ».
Depuis plusieurs années, l’Espagne s’efforce de se positionner à l’avant-garde des politiques de lutte contre les violences faites aux femmes. Le gouvernement de centre-gauche a déjà renforcé les lois sur le consentement sexuel, élargi les dispositifs de protection et augmenté le financement des associations d’aide aux victimes. Parallèlement, il a exercé une pression accrue sur les entreprises pour réduire les écarts de rémunération et favoriser l’accès des femmes aux postes de décision.
« Ces mesures visent à placer une fois de plus l’Espagne en tête des politiques promouvant une véritable égalité », a insisté Ana Redondo en présentant le texte. Le projet de loi, qui devra être débattu et approuvé par le Parlement, ambitionne également de sensibiliser l’ensemble de la société à la gravité et à l’inhumanité des violences vicariantes.
Que retenir rapidement ?
Le gouvernement espagnol a présenté mardi un projet de loi visant à ériger en infraction spécifique les violences sexistes commises contre les proches des