Une prisonnière iranienne de 42 ans, accusée de liens avec un groupe politique interdit, est décédée jeudi à l’hôpital, dix jours après avoir été victime de convulsions. Des organisations de défense des droits humains ont affirmé que les autorités n’avaient pas réagi à temps pour lui prodiguer les soins nécessaires.
Selon l’agence judiciaire officielle Mizan, Somayeh Rashidi souffrait d’épilepsie et avait été prise en charge par le personnel médical de la prison avant d’être transférée à l’hôpital. Les autorités affirment qu’elle a bénéficié de consultations de spécialistes, dont un neurologue, durant sa détention.
Rashidi était accusée d’avoir entretenu des contacts avec les Moudjahidines du peuple, un mouvement d’opposition interdit en Iran, et d’avoir diffusé en ligne des vidéos d’actes de sabotage, comme l’incendie de bases de la milice Basij et de mosquées.
Mais l’agence HRANA, proche des défenseurs des droits de l’homme, a cité des médecins de l’hôpital selon lesquels la dégradation de son état aurait été aggravée par un retard dans l’accès aux soins.
La question du traitement des détenus demeure particulièrement sensible en Iran, depuis la mort en 2022 de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée pour non-respect du code vestimentaire, qui avait déclenché les plus importantes manifestations nationales depuis des décennies.
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