La militante suédoise Greta Thunberg a été accueillie lundi à Athènes par une foule de sympathisants pro-palestiniens, après son expulsion d’Israël avec d’autres militants arrêtés en mer alors qu’ils tentaient de rejoindre Gaza à bord d’une flottille humanitaire. Israël a indiqué avoir expulsé 171 militants supplémentaires, dont Thunberg, portant à 341 le nombre total de personnes relâchées sur les 479 arrêtées lors de l’opération.
Les militants, issus de plusieurs pays européens et arabes, participaient à une mission visant à acheminer de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, toujours soumise à un strict blocus naval israélien. Leur navire avait été intercepté en haute mer par les forces israéliennes, entraînant une opération d’arrestation massive dénoncée par plusieurs ONG et gouvernements étrangers.
À son arrivée en Grèce, Greta Thunberg a été acclamée par plusieurs centaines de personnes rassemblées à l’aéroport d’Athènes. La militante pour le climat, qui s’est récemment engagée dans la défense des droits palestiniens, a déclaré que son propre sort n’était « pas l’histoire », insistant sur la nécessité de « recentrer l’attention sur les civils palestiniens qui subissent une catastrophe humanitaire à Gaza ».
Des membres de la flottille ont affirmé avoir subi des « mauvais traitements » pendant leur détention en Israël, évoquant des conditions de rétention difficiles et des interrogatoires prolongés. Tel-Aviv a rejeté ces accusations, les qualifiant de « mensonges complets », et affirmé que tous les détenus avaient été traités « conformément au droit international ».
L’épisode a ravivé les tensions diplomatiques autour du blocus de Gaza, que de nombreux groupes humanitaires jugent illégal et inhumain. Pour Israël, ces convois maritimes constituent une provocation et une menace potentielle pour sa sécurité. Greta Thunberg, de son côté, a réaffirmé son engagement à poursuivre « la lutte pour la justice climatique et humanitaire, où qu’elle soit nécessaire ».