À Bruxelles, une marche contre l’antisémitisme et pour la vie (DR)
À Bruxelles, une marche contre l’antisémitisme et pour la vie (DR)

Bruxelles, dimanche – Dans une atmosphère de recueillement et de solidarité, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées cet après-midi place Poelaert avant de marcher vers la place de l’Albertine. L’appel avait pour but de commémorer les événements du 7 octobre 2023, de soutenir les victimes du terrorisme, de réclamer la libération immédiate des otages toujours retenus et d’affirmer un refus clair et collectif de toute forme d’antisémitisme.

Le 7 octobre 2023 demeure l’un des jours les plus sombres de l’histoire contemporaine. L’attaque brutale menée par le Hamas contre Israël a causé la mort de près de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et entraîné l’enlèvement de plus de 250 otages. Ce drame a bouleversé la conscience mondiale et rappelé la fragilité de la paix. Deux ans plus tard, de nombreuses familles attendent toujours le retour de leurs proches, et la douleur reste vive.

Le cortège bruxellois a rassemblé des citoyens venus exprimer leur solidarité, leur humanité et leur refus de la haine. Les drapeaux belges se mêlaient à ceux d’Israël, symboles d’un même attachement à la dignité humaine et à la liberté. Les pancartes portaient des messages simples mais puissants : « Liberté pour les otages », « Plus jamais ça », « Contre la haine ». L’ambiance était à la fois sobre et déterminée, marquée par la volonté de rappeler que la mémoire et la justice doivent toujours aller de pair.

De nombreux participants ont insisté sur la nécessité d’unir les consciences au-delà des clivages politiques ou identitaires. « Ce que nous défendons aujourd’hui, c’est la vie et la vérité », confiait un participant. « Face à la haine, nous devons choisir la lucidité, le courage et la solidarité. »

Encadrée dans le calme, la marche s’est déroulée sans incident. Plusieurs personnalités issues du monde académique, culturel et associatif ont rappelé que la lutte contre l’antisémitisme n’est pas une cause communautaire mais un combat universel, qui touche à la défense des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques.

Dans un contexte européen marqué par la montée des discours extrémistes et des violences ciblées, le message venu de Bruxelles résonnait avec force. Cette marche rappelait que la paix n’est jamais acquise, qu’elle exige vigilance et engagement, et que la dignité humaine ne se divise pas. Deux ans après le drame, la capitale européenne a porté un message clair : celui d’un peuple qui choisit la vie, la mémoire et la solidarité contre la haine et la peur.

Lahcen Isaac Hammouch
Journaliste et Correspondant à Entrevue.fr

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Bruxelles, dimanche – Dans une atmosphère de recueillement et de solidarité, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées cet après-midi place Poel

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