Le premier tiers du Tour de France 2026 s’est achevé avec la neuvième étape, remportée dimanche par Mathieu van der Poel à Ussel. Entre le départ en Espagne, les premières arrivées massives, les Pyrénées et une canicule qui a marqué les organismes, cette première semaine a déjà créé d’importants écarts au classement général. Tadej Pogacar aborde la première journée de repos de ce lundi en position de force, tandis que plusieurs favoris ont déjà perdu de précieuses minutes.
Neuf étapes, des scénarios très différents
Le Tour est parti de Barcelone avec un contre-la-montre par équipes remporté par Visma-Lease a Bike, permettant à Jonas Vingegaard d’endosser le premier maillot jaune. Les étapes suivantes ont alterné entre arrivées pour puncheurs, sprints massifs et premiers rendez-vous en montagne. Les hommes rapides ont rapidement pris le pouvoir. Tim Merlier s’est imposé à Bordeaux puis à Bergerac, devenant le premier coureur à signer un doublé sur cette édition. Le Belge s’est affirmé comme la référence des arrivées massives devant Jasper Philipsen, Dylan Groenewegen et les autres spécialistes du sprint. La neuvième étape, raccourcie en raison de la canicule, a offert un scénario totalement différent. Mathieu van der Poel a anticipé le sprint en attaquant dans les derniers kilomètres avant de résister au retour du peloton. Le Néerlandais s’est imposé devant Tobias Halland Johannessen et Tom Pidcock pour décrocher son troisième succès en carrière sur le Tour de France.
Pogacar a fait exploser le classement général dans les Pyrénées
Le véritable tournant de cette première semaine est arrivé lors de la première grande arrivée au sommet, à Gavarnie-Gèdre. Tadej Pogacar y a livré une démonstration de force. Le Slovène a attaqué dans les pentes du Tourmalet avant de s’envoler seul vers la victoire. En une seule étape, il a renversé un classement général qui semblait favorable à Jonas Vingegaard après le départ espagnol. Son offensive lui a permis de reprendre le maillot jaune avec près de trois minutes d’avance sur son principal rival. Depuis, le leader d’UAE Team Emirates-XRG a parfaitement contrôlé ses adversaires, sans jamais être réellement mis en difficulté.
Des écarts déjà conséquents après seulement neuf étapes
À la veille de la reprise, Tadej Pogacar possède 2 min 42 s d’avance sur Jonas Vingegaard. Derrière le Danois, Isaac Del Toro pointe à 3 min 27 s, Remco Evenepoel à 3 min 30 s et Juan Ayuso à 3 min 34 s. Les cinq premiers se tiennent donc en moins d’une minute derrière Vingegaard, mais tous comptent déjà plus de trois minutes de retard sur le maillot jaune. Ces écarts restent loin d’être définitifs, mais ils obligent déjà plusieurs prétendants au podium à adopter une stratégie offensive dès la deuxième semaine.
Paul Seixas confirme qu’il est la révélation française
À seulement 19 ans, Paul Seixas réalise un début de Tour remarquable. Le jeune Français a parfaitement résisté aux Pyrénées et figure parmi les meilleurs du classement général, en sixième position à 3 min 55 s du leader, tout en restant solidement installé dans la lutte pour le maillot blanc. Sa régularité, sa capacité à suivre les meilleurs grimpeurs et son sang-froid pour un premier Tour font de lui l’une des grandes satisfactions françaises de cette première semaine.
La chaleur a marqué cette première partie du Tour
Les températures supérieures à 35°C ont profondément influencé la course. Les organisateurs ont même décidé de raccourcir la neuvième étape afin de limiter l’exposition des coureurs aux fortes chaleurs. Les équipes ont multiplié les ravitaillements, les gilets réfrigérants et les poches de glace, tandis que plusieurs coureurs ont demandé une réflexion sur le calendrier face à des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents.
Une deuxième semaine qui peut encore tout changer
Malgré l’avance confortable de Tadej Pogacar, le Tour n’est pas encore joué, même si on voit mal qui pourrait venir inquiéter le Slovène. Les étapes du Massif central, puis les Alpes, offriront de nouvelles occasions d’attaquer. Jonas Vingegaard devra reprendre près de trois minutes au leader s’il veut conserver une chance de remporter cette édition. Derrière eux, Evenepoel, Ayuso et Del Toro restent en embuscade pour les deux clés d’honneur, tandis que les Français espèrent voir Paul Seixas poursuivre sa belle première Grande Boucle.