Refus de tournage à l’Acropole pour Yorgos Lanthimos et son prochain film avec Emma Stone
Yorgos Lanthimos

Le ministère grec de la Culture a opposé une fin de non-recevoir à la demande du réalisateur Yorgos Lanthimos, qui souhaitait tourner des scènes de son nouveau film à l’Acropole d’Athènes. En cause : le contenu jugé incompatible avec les valeurs symboliques du site archéologique.

Une demande jugée incompatible avec le prestige du site

Selon un communiqué publié le 3 avril 2025 et relayé par l’AFP, les autorités culturelles grecques ont refusé à Yorgos Lanthimos l’accès à l’Acropole pour le tournage de certaines séquences de Bugonia, son prochain film de science-fiction, prévu pour novembre. Le ministère a motivé sa décision par le caractère inapproprié des scènes proposées, qui « ne correspondaient pas au symbolisme ni aux valeurs » associées au monument emblématique. D’après la presse grecque, l’une des séquences devait représenter des cadavres éparpillés sur le site.

Le ministère a toutefois indiqué avoir suggéré des alternatives à proximité de l’Acropole, sans remettre en cause la liberté artistique du cinéaste. L’accès aux sites historiques reste très encadré en Grèce, notamment lorsque les contenus sont jugés susceptibles de porter atteinte à leur intégrité symbolique ou patrimoniale.

Un projet ambitieux après le succès de « Pauvres créatures »

Oscar du meilleur documentaire en 2024 avec Pauvres créatures — qui a aussi valu à Emma Stone une statuette de la meilleure actrice — et Lion d’or à Venise, Yorgos Lanthimos est devenu l’un des noms les plus respectés du cinéma international. Bugonia, son nouveau film, voit de nouveau l’actrice américaine en tête d’affiche. Âgé de 51 ans, le réalisateur continue de mêler dystopie, satire et esthétique rigoureuse dans ses œuvres.

L’accès refusé à l’Acropole ne compromet pas le tournage du film, mais souligne la tension persistante entre création artistique et préservation des sites historiques en Grèce. Le monument antique, qui attire des millions de touristes chaque année, reste un symbole national auquel les autorités accordent une protection rigoureuse.

Partager