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Du 19 au 25 mars, le cinéma Jean Eustache de Pessac accueille la 42ᵉ édition des Rencontres du cinéma latino-américain, avec une programmation engagée qui met en lumière les défis environnementaux et sociaux des peuples d’Amérique latine. Entre fictions et documentaires, les cinéastes de cette sélection racontent les combats menés contre l’exploitation des territoires, la destruction des écosystèmes et la résilience des communautés face à ces menaces. Le thème central de cette édition, “el buen vivir”, ou le “bien vivre”, puise dans les philosophies autochtones pour repenser le rapport entre l’homme et la nature.

Ce concept, hérité des traditions des Aymaras, Guaranis, Mapuches ou Shipibos, repose sur une harmonie entre les êtres humains, la Terre (Pacha Mama) et l’univers. Il incarne une alternative aux modèles économiques dominants qui, selon les films en compétition, menacent l’équilibre du vivant. À travers des œuvres comme Cosmografías de Juan Francisco Salazar, qui mêle écologie et science-fiction dans un futur dystopique, ou El crepúsculo de las especies d’Alberto Romero, où la disparition des forêts précipite l’humanité vers un exode planétaire, les réalisateurs transforment l’imaginaire en outil politique et poétique.

Avec des films venus de pays comme le Chili, le Pérou, l’Argentine, la Bolivie ou encore le Mexique, le festival propose un voyage entre rêve et révolte. Il donne aussi la parole à ceux qui, sur le terrain, luttent pour préserver leurs terres et leur culture, parfois au péril de leur vie. Une table ronde réunira des experts pour approfondir la réflexion sur le “buen vivir” et son rôle dans les luttes actuelles, montrant comment ces traditions ancestrales offrent des pistes de résistance face aux crises écologiques et sociales.

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