info@imaxtree.com
[email protected]

La Fashion Week de Milan ouvre ses portes du 25 février au 2 mars, accueillant les grandes maisons italiennes et internationales dans un contexte économique incertain. Avec 153 événements programmés, dont 53 défilés, la capitale lombarde célèbre le savoir-faire du luxe tout en naviguant dans un marché fragilisé. Entre retours attendus, départs soudains et rumeurs de changement, cette édition automne-hiver 2025-2026 s’annonce aussi mouvementée que passionnante.

L’un des moments forts de la semaine sera le centenaire de Fendi, marqué par un défilé co-ed sous la direction de Silvia Venturini Fendi, qui reprend temporairement les rênes après plusieurs années sous la houlette de Kim Jones. Gucci, en pleine crise, tentera de redorer son blason après le départ précipité de Sabato De Sarno, laissant la direction artistique vacante pour cette saison. Autre point d’interrogation, les shows d’Emporio Armani et Giorgio Armani, les 27 février et 2 mars, qui pourraient être les derniers du créateur emblématique, nourrissant les spéculations sur une potentielle retraite.

Mais derrière l’effervescence des podiums, l’industrie du luxe est en pleine mutation. La baisse des ventes mondiales, la réduction de l’appétit pour les produits haut de gamme et les difficultés économiques de certaines maisons, notamment Gucci, témoignent d’un ralentissement marqué. En Italie, la mode et les accessoires de luxe ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 5,3 % en 2024, une tendance inquiétante qui pousse les acteurs du secteur à réclamer un soutien gouvernemental pour préserver les savoir-faire et l’emploi.

Malgré ces incertitudes, Milan reste une place forte du calendrier de la mode. Entre l’hommage aux grandes maisons, l’émergence de nouveaux créateurs et l’adaptation des marques aux nouvelles attentes des consommateurs, cette Fashion Week automne-hiver 2025-2026 sera un révélateur des évolutions du secteur. Entre créativité et pragmatisme, les défilés milanais illustreront comment la mode italienne cherche à se réinventer face aux défis du luxe contemporain.

Partager