Charlotte Casiraghi signe “La Fêlure”, un premier essai philosophique en solo
Charlotte Casiraghi signe “La Fêlure”, un premier essai philosophique en solo

Charlotte Casiraghi, fille de la princesse Caroline de Monaco, publie le 29 janvier un ouvrage présenté comme une traversée littéraire et philosophique des fragilités humaines. Un livre pensé comme une recherche, et non comme un récit personnel.

Une “enquête” sur ce qui fissure une vie

Selon l’AFP, La Fêlure (Julliard) comptera 380 pages et l’éditeur le décrit comme un texte qui n’est « ni un traité, ni un récit, encore moins une confession ». Charlotte Casiraghi y revendique au contraire une démarche d’exploration : elle parle d’« une enquête vivante, littéraire, et, je l’espère, brûlante » sur « les petites et les grandes tragédies de notre sort partagé ».

Le livre chemine aussi à travers des figures qui ont nourri son parcours, de Marguerite Duras à la poétesse Anna Akhmatova, du musicien J.J. Cale au navigateur Bernard Moitessier, rapporte l’AFP. Elle s’appuie notamment sur une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, qu’elle présente comme une manière de dire qu’une existence peut s’effondrer sans “grand” événement visible, toujours selon l’AFP.

Sortir de “l’image sur papier glacé”, sans livrer l’intime

Dans l’introduction, Charlotte Casiraghi évoque le poids de la représentation publique : « On m’a souvent réduite à une image sur papier glacé, à une vie de rêve et de privilèges », écrit-elle, d’après l’AFP, avant d’expliquer que son projet vise à “déchirer” cette surface sans basculer dans l’aveu.

Cette publication s’inscrit dans un parcours déjà ancré dans la philosophie : elle est présidente des Rencontres philosophiques de Monaco et avait coécrit en 2018 Archipel des passions avec le philosophe Robert Maggiori (Seuil). Et, selon une interview accordée à Libération, Charlotte Casiraghi dit avoir récemment installé sa vie à Paris, tout en choisissant la discrétion sur sa situation sentimentale, et y confie aussi cette réflexion sur la célébrité : « Il arrive parfois que ce qu’on gagne en visibilité et en succès, on le perde en existence ».

Partager