Didier Deschamps avant France-Espagne: «Kylian Mbappé va bien. Il est à 100%»
Didier Deschamps avant France-Espagne: «Kylian Mbappé va bien. Il est à 100%»

Ce lundi soir en conférence de presse, Didier Deschamps a confirmé qu’Aurélien Tchouaméni n’avait pas totalement récupéré de sa blessure, sans écarter sa participation contre l’Espagne. Le sélectionneur français a également rassuré sur Kylian Mbappé, évoqué la concurrence entre Manu Koné et le milieu du Real Madrid, ainsi que celle opposant Désiré Doué à Bradley Barcola. À quelques heures de la demi-finale de la Coupe du monde, prévue ce mardi 14 juillet à 21h au stade d’Arlington, près de Dallas, aucune composition n’a été dévoilée.  

Tchouaméni n’a pas encore totalement récupéré

Absent contre le Paraguay en huitième de finale puis contre le Maroc en quart, Aurélien Tchouaméni reste diminué par sa blessure aux adducteurs. Le joueur du Real Madrid a repris l’entraînement collectif et peut désormais postuler, mais son état physique demeure l’une des principales interrogations avant d’affronter le milieu espagnol. Didier Deschamps n’a pas caché la situation : « Tchouaméni n’est pas guéri à 100%, mais c’est une demi-finale de Coupe du monde ! » Le sélectionneur peut donc décider de titulariser un joueur qui ne possède pas encore toutes ses capacités physiques, avec la possibilité de le remplacer en cours de rencontre.

Manu Koné a gagné du crédit pendant son absence

Manu Koné a remplacé Tchouaméni durant les deux précédentes rencontres et a donné satisfaction aux côtés d’Adrien Rabiot. Son activité, son impact dans les duels et sa capacité à se projeter ont renforcé sa candidature pour commencer cette demi-finale. Deschamps a refusé d’annoncer sa décision : « Chaque sélectionneur a des choix à faire. » Il dispose de deux profils différents. Tchouaméni apporte son placement, sa qualité de passe et son expérience des grands rendez-vous. Koné offre davantage de mobilité et arrive avec le rythme acquis contre le Paraguay et le Maroc. Malgré les informations annonçant un retour du Madrilène dans le onze, le sélectionneur n’a confirmé aucune hiérarchie. Son choix dépendra autant de l’état physique de Tchouaméni que de la manière dont il souhaite répondre à la possession espagnole.

Mbappé annoncé en pleine possession de ses moyens

Didier Deschamps s’est montré beaucoup plus catégorique concernant Kylian Mbappé. Le capitaine français, déjà auteur de huit buts dans cette Coupe du monde, sera disponible pour mener l’attaque des Bleus. Interrogé sur l’état de son attaquant, Deschamps a répondu avec humour : « Kylian Mbappé va bien. À 100% ? On ne peut pas aller à plus de 100, donc oui, il est à 100%. » Mbappé occupe la tête du classement des buteurs du tournoi à égalité avec Lionel Messi. Avec Ousmane Dembélé, il forme le duo offensif le plus prolifique de la compétition, les deux Français ayant marqué treize buts à eux deux.  

Doué et Barcola restent en concurrence

Une autre décision concerne le couloir gauche. Désiré Doué a débuté contre le Maroc après une entrée déterminante face au Paraguay. Bradley Barcola, titulaire lors des rencontres précédentes, reste une option capable d’attaquer la profondeur et de profiter des espaces laissés par la défense espagnole. Deschamps n’a écarté aucun des deux joueurs : « Les deux ont le potentiel pour être titulaires. » Depuis le début du Mondial, le sélectionneur les utilise régulièrement l’un après l’autre. Celui qui ne commence pas dispose presque toujours d’un rôle important durant la seconde période. Doué offre davantage de densité dans l’axe et peut venir aider le milieu. Barcola possède un jeu plus direct et une vitesse susceptible de gêner une équipe espagnole qui installe généralement son bloc très haut. Deschamps conservera sa décision jusqu’à l’annonce officielle de la composition.

Lamine Yamal ne sera pas traité comme l’unique menace

Lamine Yamal reste au centre des questions avant ces retrouvailles. L’attaquant espagnol avait marqué lors de la demi-finale de l’Euro 2024 et avait encore pesé lors du spectaculaire succès de la Roja en Ligue des nations en 2025. Deschamps a répondu sans annoncer de dispositif individuel : « Faire des un contre un contre certains de mes joueurs n’est pas une partie de plaisir. » La France possède notamment Jules Koundé, son coéquipier au FC Barcelone, ainsi que plusieurs défenseurs rapides capables de défendre dans les grands espaces. Adrien Rabiot avait déjà écarté l’idée d’un traitement entièrement consacré au jeune Espagnol : « Il n’y a pas de plan anti-Yamal. On se concentre sur l’équipe espagnole, pas sur un joueur. Elle est dangereuse à tout niveau. »  

Deschamps refuse de construire son match sur les défaites précédentes

La France reste sur deux revers contre l’Espagne. Les Bleus ont perdu 2-1 en demi-finale de l’Euro 2024, puis 5-4 lors de la demi-finale de Ligue des nations disputée en juin 2025. Deschamps estime toutefois que ces rencontres ne permettent pas de prévoir le scénario de mardi. « Une demi-finale n’est jamais identique à l’autre », a rappelé le sélectionneur. Interrogé sur les enseignements des deux dernières confrontations, il a ajouté : « Il n’y a pas de leçons à en tirer ! »

L’équipe de France alignée durant ce Mondial possède une organisation offensive différente, avec Michael Olise placé derrière Mbappé et Dembélé, tandis que Doué ou Barcola complète régulièrement le quatuor. Les Bleus ont inscrit quatorze buts et n’en ont encaissé que deux depuis le début de la compétition. L’Espagne n’a concédé qu’un seul but. Aucune des deux sélections n’a encore été menée dans ce tournoi.  

Le voyage espagnol ne préoccupe pas le sélectionneur

L’Espagne a disputé son quart de finale en Californie avant de rejoindre le Texas, alors que les Français sont arrivés depuis la région de Boston. Deschamps n’a pas voulu comparer les distances ou la fatigue accumulée par les deux équipes. « Je n’ai pas regardé le temps de déplacement des Espagnols », a-t-il déclaré. La Roja s’est entraînée au complet lundi matin à Dallas, avec ses vingt-six joueurs présents.  

Deschamps maintient l’Espagne dans le rôle du favori

Plus tôt lundi, Didier Deschamps avait de nouveau placé la Roja devant la France dans la hiérarchie : « On nous a catalogués comme favoris avant ce Mondial, mais l’Espagne est le favori. Ce n’est pas pour leur mettre la pression que je dis ça.» L’Espagne est championne d’Europe en titre et reste sur deux victoires consécutives contre les Bleus. La France possède cependant la meilleure attaque du tournoi et peut atteindre une troisième finale mondiale consécutive, après son titre de 2018 et sa deuxième place en 2022.  

Zaïre-Emery veut répondre sur le terrain

Présent lui aussi devant la presse, Warren Zaïre-Emery a décrit deux équipes disposant de qualités opposées : « L’Espagne a des qualités avec le ballon. Nous, on a cette qualité d’aller vite en contre, de bien défendre, d’avoir le ballon aussi. C’est le jeu qui décidera de ce qu’on fera. On a juste hâte de jouer ce match. » Le milieu français a également défendu l’idée d’une réponse collective autour de Mbappé : « Tout le monde connaît Kylian, ses qualités. Il a été élu trois fois MVP des matches. C’est juste un joueur extraordinaire, il répond présent. Mais on est avant tout un collectif et on veut remporter le match en équipe. »  

Jules Koundé a confirmé que les Bleus ne souhaitaient pas abandonner volontairement le ballon : « On a un jeu différent, notamment basé sur la transition, même si on a envie d’avoir le ballon demain. » La France devra trouver l’équilibre entre son jeu rapide, sa puissance offensive et la nécessité de ne pas subir pendant de longues périodes.  

Une victoire offrirait aux Bleus une troisième finale mondiale de suite et une cinquième présence en finale lors des huit dernières Coupes du monde. Pour y parvenir, Deschamps devra d’abord trancher ses deux derniers dilemmes : Tchouaméni ou Koné au milieu, Doué ou Barcola sur le côté gauche.

Partager