Sophie Binet appelle le gouvernement à prendre des mesures immédiates en faveur du pouvoir d’achat, estimant que la France traverse une période de forte tension sociale. La secrétaire générale de la CGT a défendu vendredi une augmentation des rémunérations, notamment dans la fonction publique, ainsi qu’une indexation de l’ensemble des salaires sur l’évolution des prix. Elle attribue les difficultés économiques actuelles à une politique qu’elle juge trop favorable aux grandes entreprises et aux ménages les plus aisés.
La dirigeante syndicale estime qu’une relance de la consommation permettrait au contraire de soutenir l’activité économique. Prenant l’Espagne comme exemple, elle considère que la France doit privilégier une politique davantage tournée vers la demande plutôt que poursuivre les économies touchant les salariés et les services publics. Sophie Binet demande également une révision des quelque 211 milliards d’euros d’aides publiques accordées aux entreprises et défend une taxation accrue des héritages supérieurs à 70 000 euros.
Le prix des carburants au centre des revendications
Face au renchérissement durable des carburants dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, la numéro un de la CGT réclame également un blocage des prix. Selon elle, une telle mesure pourrait protéger directement les automobilistes sans peser sur les finances publiques. Elle met notamment en cause les bénéfices réalisés par les groupes pétroliers et accuse Total de profiter de la situation internationale. Ces propositions interviennent alors que le prochain budget de l’État alimente déjà les tensions entre le gouvernement et les organisations syndicales.
Sophie Binet entend désormais transformer ce mécontentement en mobilisation sociale. Une journée nationale de grèves et de manifestations est programmée le 29 septembre, à laquelle la responsable syndicale appelle salariés et fonctionnaires à participer massivement. La CGT décidera ensuite des éventuelles nouvelles actions en fonction de l’ampleur du mouvement, avec l’objectif affiché de peser sur les arbitrages budgétaires du gouvernement et d’empêcher, selon Sophie Binet, que les choix économiques soient dictés par les organisations patronales.

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