Mel Gibson prépare « La Résurrection du Christ », suite en deux parties de son film choc
Mel Gibson prépare « La Résurrection du Christ », suite en deux parties de son film choc

Vingt ans après La Passion du Christ, Mel Gibson retourne au récit biblique avec une suite ambitieuse scindée en deux volets, dont les dates de sortie ont été choisies pour leur forte charge symbolique. Le premier film est prévu pour le 26 mars 2027, jour du Vendredi saint, et le second pour le 6 mai 2027, jour de l’Ascension.

Une suite scénarisée comme une expérience mystique

Intitulée La Résurrection du Christ, cette suite s’annonce aussi audacieuse que déroutante. Dans une interview accordée au podcast de Joe Rogan en janvier dernier, Mel Gibson a décrit le projet comme un « trip sous acide », expliquant qu’il n’avait « jamais rien lu de tel ». Le scénario, qu’il coécrit avec Randall Wallace (déjà collaborateur sur Braveheart), promet une narration singulière, centrée sur les événements entourant la résurrection de Jésus, mais aussi sa descente aux enfers et son interaction avec les justes de l’Ancien Testament.

Le tournage débutera prochainement dans les studios de Cinecittà à Rome, avec des prises de vues supplémentaires prévues dans le sud de l’Italie. Jim Caviezel, qui incarnait le Christ dans le film original, reprend son rôle, aux côtés de Monica Bellucci, à nouveau dans la peau de Marie-Madeleine, selon les informations du site Deadline Hollywood.

Un retour dans un contexte de regain des films religieux

Sorti en 2004, La Passion du Christ avait marqué les esprits autant par son hyperréalisme violent que par ses polémiques. Accusé d’antisémitisme, le film avait pourtant connu un immense succès commercial, avec plus de 610 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 30 millions, selon Box Office Mojo. Il avait été tourné en araméen, latin et hébreu, et visait une authenticité historique rarement vue à l’écran.

Cette suite arrive alors que les productions chrétiennes connaissent un essor à Hollywood, dans un contexte où un public croyant, longtemps négligé, représente aujourd’hui un segment lucratif. D’après Le Monde, ces films à petit budget peuvent générer des bénéfices importants, dans une industrie cinématographique encore marquée par la crise post-Covid.

La Résurrection du Christ s’inscrit donc dans une double dynamique : celle de la continuité d’un projet cinématographique controversé mais culte, et celle d’un cinéma de foi en pleine renaissance aux États-Unis. Reste à voir si Mel Gibson parviendra à renouveler l’impact de son film originel sans retomber dans les travers qui lui avaient valu tant de critiques.

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