Jafar Panahi, Palme d'Or à Cannes, condamné à un an de prison par contumace en Iran. (AP)
Jafar Panahi, Palme d'Or à Cannes, condamné à un an de prison par contumace en Iran. (AP)

Le cinéaste iranien Jafar Panahi, Palme d’or à Cannes, a été condamné par contumace à un an de prison pour « activités de propagande contre l’État ». La décision inclut également une interdiction de voyager pendant deux ans, a précisé son avocat, qui a annoncé son intention de faire appel.

Âgé de 65 ans, Jafar Panahi a déjà été emprisonné à deux reprises et est régulièrement confronté à des restrictions sévères sur son travail et ses déplacements. Sa carrière, marquée par la reconnaissance internationale, s’est déroulée malgré des limitations imposées par le régime iranien, notamment des interdictions de filmer et de s’exprimer dans les médias.

En mai 2025, le réalisateur a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes pour son film Un simple accident, tourné sans autorisation officielle. Cette distinction a été saluée comme un acte de résistance artistique et un témoignage de sa persévérance face à la censure.

Jafar Panahi a connu une première condamnation en 2010, avec six ans de prison et une interdiction de 20 ans de réaliser ou écrire des films, de voyager ou de s’exprimer publiquement. Malgré ces contraintes, il a continué à créer des œuvres clandestinement, témoignant de son engagement pour la liberté d’expression et la critique sociale.

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