Invité sur France Inter, François Cluzet n’a pas mâché ses mots en évoquant Vincent Lindon. Le comédien, connu pour son franc-parler, a livré un véritable plaidoyer contre l’ego dans le monde du cinéma et Vincent Lindon . Selon lui, l’égocentrisme et le narcissisme sont les véritables poisons de cette profession. « Moi, je chasse l’égo. Je ne suis pas du tout égocentrique. Je n’ai pas un nombril englué dans mon ignorance et dans ma prétention. J’ai été élevé comme ça. J’ai le souci d’être pareil que les autres. On est tous des mammifères.», a-t-il affirmé. Sans détour, François Cluzet a dénoncé les acteurs qui, grisés par leur image, finissent par « appuyer sur le revolver de la douleur ». Et d’ajouter : « C’est ce qu’on entend chez Vincent Lindon, mais aussi chez d’autres. »
François Cluzet, le refus du culte de soi
À travers cette sortie, Cluzet réaffirme un credo qu’il martèle depuis plusieurs années : l’acteur ne doit pas se placer au-dessus des autres. Pour lui, tout basculement dans l’adoration de soi est une forme de trahison, aussi bien envers le public qu’envers ses pairs. Son discours oppose deux visions de la carrière: d’un côté, la recherche d’authenticité, de sincérité. De l’autre, la dérive vers la starisation et le nombrilisme. Cluzet se place résolument dans le premier camp et fustige ceux qui choisissent le second, parmi lesquels il cite sans hésiter Vincent Lindon.
François Cluzet, un habitué des clashs
Cette critique n’est pas une première. Quelques mois plus tôt, François Cluzet avait déjà ciblé un autre grand nom du cinéma français : Fabrice Luchini. Avec une ironie mordante, il l’avait rebaptisé «Imbu roi», pastiche du célèbre Ubu roi de Jarry, pour souligner ce qu’il considère comme une «prétention hors normes». En assumant cette attaque frontale, Cluzet s’était attiré à la fois des applaudissements pour sa sincérité et des reproches pour son manque de diplomatie.