Eye Haïdara, première actrice noire à tenir les rênes de Cannes : "Un instant à savourer jusqu'au bout"
Eye Haïdara, première actrice noire à tenir les rênes de Cannes : "Un instant à savourer jusqu'au bout"

Ce mardi 12 mai, Eye Haïdara ouvre la 79e édition du Festival de Cannes en qualité de maîtresse des cérémonies d’ouverture et de clôture — une première pour une actrice noire dans ce rôle emblématique. À 43 ans, celle qui s’est révélée au grand public dans Le Sens de la fête d’Éric Toledano et Olivier Nakache en 2017 foule la Croisette dans un rôle hors norme, qu’elle décrit comme « un challenge un peu fou ». « Je traverse plein de couleurs émotionnelles. Mais ça reste très joyeux. Il y a un côté très excitant », confiait-elle la veille à France Télévisions. La cérémonie sera diffusée en direct à partir de 19h sur les antennes de France Télévisions.

Un discours personnel, la violoniste Miri Ben-Ari et les conseils de Bérénice Bejo

Pour préparer ses « 45 minutes » sur scène, Eye Haïdara a écrit, consulté, « fait du ping-pong avec des gens », avant de créer « ce qu’elle avait envie d’amener ». Elle s’est notamment tournée vers ses prédécesseures : « Je suis très amie avec Bérénice Bejo, c’est la première que j’ai appelée », confie-t-elle à France Télévisions. Son discours sera accompagné d’une partition spécialement composée par la violoniste américaine Miri Ben-Ari, lauréate d’un Grammy Award — une idée née de l’attachement d’Eye Haïdara à cet instrument. « C’était un petit peu comme un rêve de gamine. Je me suis dit : je vais demander, je ne sais pas si ça va se réaliser », raconte-t-elle. En prononçant son discours, elle pensera à son père, à l’origine de sa cinéphilie, et à cette VHS de Rue Case-Nègres d’Euzhan Palcy qu’elle a regardée « beaucoup de fois ». Dans la salle, elle retrouvera des visages familiers : Pio Marmaï et Gilles Lellouche, ses partenaires dans Le Sens de la fête, sont tous deux à l’affiche du film d’ouverture, La Vénus électrique de Pierre Salvadori.

Une année pleine : Jaoui hors compétition, un thriller d’espionnage et La Maison des femmes

Au-delà de la cérémonie, Eye Haïdara présente également sur la Croisette L’Objet du délit d’Agnès Jaoui, hors compétition, dans lequel elle incarne une chanteuse d’opéra enrôlée pour une production des Noces de Figaro perturbée par une accusation d’agression sexuelle. « Je suis celle qui parle très fort », résume-t-elle. Le film sort en salles le 27 mai — date à laquelle sort également Mata, thriller d’espionnage de Rachel Lang dans lequel elle joue une agente de la DGSE. Avant Cannes, elle avait déjà engrangé un beau succès avec La Maison des femmes de Mélissa Godet, près de 500 000 spectateurs étant venus voir ce film inspiré d’un centre d’accueil féministe, aux côtés de Karin Viard et Juliette Armanet. Mai 2026 est décidément son mois.

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