C’est un projet de longue date qui aboutit enfin. Le 19 juin 2026, à l’occasion du fameux festival d’animation de la ville alpine, Annecy inaugurera la Cité internationale du cinéma d’animation. Le lieu retenu n’est pas anodin : l’ancien haras royal du centre-ville, bâtiment patrimonial du XIXe siècle classé aux monuments historiques. Un choix qui résonne avec l’histoire même du cinéma d’animation — c’est en décomposant le galop, le trot et le saut du cheval en 1878 que le photographe Eadweard Muybridge posa les premières bases de l’image animée. Le cheval succède ainsi au lapin, mascotte historique du festival, comme symbole du nouvel équipement.
Un lieu hybride entre musée, résidences et ateliers pédagogiques
La Cité se veut bien plus qu’un musée traditionnel. Elle réunit en un seul site des espaces d’exposition permanents et temporaires, une salle de projection, des ateliers pédagogiques et des résidences d’artistes — avec l’ambition de faire vivre l’animation toute l’année, là où le festival ne mobilise la ville que quelques jours par an. Ce projet, formulé dès les premières années du festival dans les années 1960, a connu de nombreux rebondissements avant d’atteindre cette forme élargie. L’idée initiale d’un musée s’est progressivement transformée en un équipement culturel d’envergure, pensé pour rayonner à l’échelle internationale et ancrer Annecy comme capitale mondiale d’un art qui s’est imposé comme l’un des secteurs les plus dynamiques de l’audiovisuel français — même si la filière, selon les mots de ses représentants lors de la présentation au CNC à Paris, « ne va pas bien » malgré son excellence reconnue.
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