Une fuite médicale provoque un séisme dans le monde du sport. Selon un rapport révélé par le journaliste Alan Abrahamson et relayé par la presse britannique, la championne olympique algérienne Imane Khelif, sacrée à Paris en -66 kg, serait biologiquement de sexe masculin. Un test chromosomique réalisé en 2023 en Inde indique un caryotype XY, remettant en cause son éligibilité dans les compétitions féminines.
Une bombe pour le CIO et le sport féminin
Le document, émanant du laboratoire Dr Lal PathLabs, évoque des résultats « anormaux » ignorés par le Comité international olympique. L’affaire alimente les soupçons de laxisme ou de complaisance dans l’encadrement des compétitions féminines. Face au tollé, la fédération World Boxing impose désormais des tests de genre à tous les athlètes majeurs. Plusieurs adversaires de Khelif, mal à l’aise après l’avoir affrontée, avaient exprimé leurs doutes bien avant les révélations.
Si l’athlète algérienne affirme son identité féminine, sa participation future aux Jeux de Los Angeles en 2028 dépendra de sa conformité aux nouveaux critères. Dans ce bras de fer idéologique, le CIO est sommé de trancher clairement, sous peine de décrédibiliser encore davantage une institution déjà affaiblie.