C’est une chute accidentelle, survenue après un malaise, qui a emporté Michel Bassompierre. Le sculpteur nantais s’est éteint le 20 avril 2026 à Nantes, à l’âge de 78 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. Spécialiste de la faune sauvage, il avait consacré l’essentiel de sa carrière à donner forme, dans le bronze ou le marbre, à des ours, des gorilles, des éléphants, des chevaux ou des pandas, des silhouettes rondes et épurées qui rappelaient, selon les spécialistes, l’esthétique du sculpteur François Pompon, dont il avait d’ailleurs reçu le prix éponyme en 2017.
Un art au service du vivant, de Nantes à New York
Né en mars 1948 d’une mère artiste et d’un père géologue, Bassompierre grandit à Paris, où le Muséum national d’histoire naturelle et le zoo de Vincennes éveillent en lui une fascination durable pour le règne animal. Formé aux Beaux-Arts de Rouen après une adolescence passée en Normandie, il choisit délibérément de s’éloigner des circuits artistiques conventionnels pour travailler au calme de son atelier de Vertou, au sud de Nantes. Ses œuvres ont pourtant voyagé loin : le Jardin des Plantes et le boulevard Haussmann à Paris, Park Avenue à New York, La Mamounia à Marrakech ou encore le musée océanographique de Monaco les ont accueillies. « En investissant l’espace public, il souhaitait rendre l’art accessible à tous et susciter une prise de conscience autour de la beauté et de la fragilité du vivant », soulignait sa famille dans un communiqué transmis à l’AFP. Ses expositions étaient d’ailleurs régulièrement accompagnées d’interventions de scientifiques et d’ONG mobilisés pour la protection de la faune sauvage.
Un hommage de François Cluzet, un musée en préparation
Parmi ses admirateurs figurait le comédien François Cluzet, qui confiait en 2025 : « On regarde ces animaux et on les voit exister, vivre, même s’ils sont silencieux, même s’ils n’avancent pas, j’ai l’impression que dans leurs yeux, Bassompierre a mis toute son humilité, toute son humanité, toute sa bienveillance. » En novembre 2025, la réalisatrice Fabienne Rio lui avait consacré un documentaire, Bassompierre, l’esprit animal, diffusé sur France 3 Pays de la Loire. Officier de l’ordre des Arts et des Lettres depuis 2025 et tout récemment nommé Chevalier de la Légion d’honneur, il laisse derrière lui une œuvre saluée par de nombreuses distinctions, dont la médaille d’Or du Salon des Artistes Français en 1998. Un musée dédié à son travail doit ouvrir ses portes en 2028 à Vertou, là où il vivait et sculptait jusqu’à la fin.
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