Après des années de retard, l’Égypte a annoncé l’ouverture officielle du Grand Musée égyptien (GEM) pour le 1er novembre 2025. Situé aux abords du plateau de Gizeh, ce gigantesque musée archéologique, qui s’étend sur 50 hectares, ambitionne de devenir la vitrine mondiale du patrimoine pharaonique. Il rassemblera plus de 100 000 objets, dont plus de la moitié seront accessibles au public, avec une collection inédite entièrement consacrée à Toutankhamon.
Un projet pharaonique pour relancer le tourisme culturel
Présenté comme le plus grand musée au monde dédié à une seule civilisation, le GEM accueillera chaque année jusqu’à cinq millions de visiteurs selon les estimations des autorités égyptiennes. Le projet, dont la construction a coûté un milliard de dollars, vise à renforcer le rayonnement culturel et touristique de l’Égypte. L’un des principaux attraits du musée sera la vaste collection funéraire du roi Toutankhamon, comprenant plus de 5 000 pièces, exposée pour la première fois dans sa totalité.
Lors d’une réunion du gouvernement relayée par l’AFP, le Premier ministre Moustafa Madbouly a souligné que le président Abdel Fattah al-Sissi avait validé cette nouvelle date d’inauguration, initialement prévue pour le 3 juillet. Le report avait été décidé en juin en raison du contexte régional tendu, notamment lié au conflit entre Israël et l’Iran.
Une inauguration longtemps retardée par les crises
Le chantier du Grand Musée égyptien, lancé il y a plusieurs années, a été ralenti par divers contretemps, dont la pandémie de Covid-19 et des tensions géopolitiques régionales. L’ouverture du GEM a été annoncée à plusieurs reprises avant d’être systématiquement repoussée, nourrissant un certain scepticisme. Mais cette fois, les autorités assurent que tous les voyants sont au vert pour faire du 1er novembre une date historique.
Décrit comme un « événement exceptionnel » par le Premier ministre, le musée entend affirmer l’Égypte comme un acteur majeur de la conservation du patrimoine antique. L’ouverture du GEM devrait également permettre de soutenir une industrie touristique encore fragilisée par les crises récentes. À terme, ce temple de la culture devrait marquer un tournant pour l’archéologie égyptienne et offrir une nouvelle vitrine au legs des pharaons.