Pour « Élise sous emprise », son film sur les crises de panique, cette réalisatrice s’est inspirée… de chèvres Invitée sur le plateau de « C à vous » sur France 5, Marie Rémond est revenue sur cette manière si particulière qu’ont les chèvres myotoniques de se figer lorsqu’elles sont effrayées. Par Valentin Etancelin Partager Nos amies les chèvres ont sans doute plus en commun avec certains d’entre nous que d’aimer grimper aux arbres. Les crises de panique, notamment. Invitée du dernier numéro de C à vous sur France 5, ce lundi 20 avril, la réalisatrice du film Élise sous emprise, qui arrive en salles ce mercredi, semble être plus ou de moins de cet avis. « J’étais tombée sur un documentaire, raconte la cinéaste dans un premier temps. C’étaient des chèvres qu’on ne trouve qu’aux États-Unis, les chèvres myotoniques. » Aussi appelées « fainting goats », ces dernières voient leurs muscles se figer brusquement lorsqu’elles sont effrayées, les faisant subitement tomber d’un côté ou de l’autre. LIRE AUSSI « Juste une illusion » d’Olivier Nakache et Éric Tolédano, un délicieux voyage dans le temps qui fait du bien « C’est génétique chez elles », précise Marie Rémond, qui dit s’en être inspirée. Dans Élise sous emprise, l’héroïne qu’elle campe est engluée dans une relation toxique avec un homme. Propulsée à la tête d’une troupe de théâtre, celle-ci se sent submergée. Les crises de panique se multiplient et la font vaciller. Comment reprendre le contrôle ? Un lien « un peu farfelu » avec les chèvres « Dans le fait de se raidir et se figer d’un coup, il y avait pour moi complètement un parallèle avec les attaques de panique que l’on peut avoir dans le métro, quand ça s’arrête entre deux rames et qu’on a l’impression qu’on ne va plus pouvoir respirer », continue la cinéaste sur le plateau d’Anne-Élisabeth Lemoine. Cette dernière a poussé la comparaison jusque dans le scénario de son film, baptisé initialement Les chèvres aussi s’évanouissent. Pour l’aider à se calmer, Joseph, l’ami d’Élise, ne lui demande pas comment elle va. Il lui met une chèvre entre les bras, clin d’œil aux animaux de soutien émotionnel, prescrits aux États-Unis notamment. Marie Rémond et Gustave Kervern, ici dans « Élise sous emprise ». FILMS GRAND HUIT Marie Rémond et Gustave Kervern, ici dans « Élise sous emprise ». Une touche d’humour pour aller plus loin. « J’avais envie que le film aborde ce qui se passe concrètement dans le cerveau, poursuit la réalisatrice dans les notes de production. Le lien avec les chèvres myotoniques est un peu farfelu, mais cela m’amusait de trouver une expression de ce “cerveau primitif” animal, qui réagit avant d’analyser. » Action, réaction
Pour « Élise sous emprise », son film sur les crises de panique, cette réalisatrice s’est inspirée… de chèvres Invitée sur le plateau de « C à vous » sur France 5, Marie Rémond est revenue sur cette manière si particulière qu’ont les chèvres myotoniques de se figer lorsqu’elles sont effrayées. Par Valentin Etancelin Partager Nos amies les chèvres ont sans doute plus en commun avec certains d’entre nous que d’aimer grimper aux arbres. Les crises de panique, notamment. Invitée du dernier numéro de C à vous sur France 5, ce lundi 20 avril, la réalisatrice du film Élise sous emprise, qui arrive en salles ce mercredi, semble être plus ou de moins de cet avis. « J’étais tombée sur un documentaire, raconte la cinéaste dans un premier temps. C’étaient des chèvres qu’on ne trouve qu’aux États-Unis, les chèvres myotoniques. » Aussi appelées « fainting goats », ces dernières voient leurs muscles se figer brusquement lorsqu’elles sont effrayées, les faisant subitement tomber d’un côté ou de l’autre. LIRE AUSSI « Juste une illusion » d’Olivier Nakache et Éric Tolédano, un délicieux voyage dans le temps qui fait du bien « C’est génétique chez elles », précise Marie Rémond, qui dit s’en être inspirée. Dans Élise sous emprise, l’héroïne qu’elle campe est engluée dans une relation toxique avec un homme. Propulsée à la tête d’une troupe de théâtre, celle-ci se sent submergée. Les crises de panique se multiplient et la font vaciller. Comment reprendre le contrôle ? Un lien « un peu farfelu » avec les chèvres « Dans le fait de se raidir et se figer d’un coup, il y avait pour moi complètement un parallèle avec les attaques de panique que l’on peut avoir dans le métro, quand ça s’arrête entre deux rames et qu’on a l’impression qu’on ne va plus pouvoir respirer », continue la cinéaste sur le plateau d’Anne-Élisabeth Lemoine. Cette dernière a poussé la comparaison jusque dans le scénario de son film, baptisé initialement Les chèvres aussi s’évanouissent. Pour l’aider à se calmer, Joseph, l’ami d’Élise, ne lui demande pas comment elle va. Il lui met une chèvre entre les bras, clin d’œil aux animaux de soutien émotionnel, prescrits aux États-Unis notamment. Marie Rémond et Gustave Kervern, ici dans « Élise sous emprise ». FILMS GRAND HUIT Marie Rémond et Gustave Kervern, ici dans « Élise sous emprise ». Une touche d’humour pour aller plus loin. « J’avais envie que le film aborde ce qui se passe concrètement dans le cerveau, poursuit la réalisatrice dans les notes de production. Le lien avec les chèvres myotoniques est un peu farfelu, mais cela m’amusait de trouver une expression de ce “cerveau primitif” animal, qui réagit avant d’analyser. » Action, réaction

Attendu en salles le 13 mai 2026, Élise sous emprise marque le nouveau projet de Marie Rémond, qui en signe à la fois la réalisation et le rôle principal. Cette comédie dramatique de 86 minutes explore les mécanismes de l’angoisse et les difficultés à se libérer d’une relation toxique, à travers un récit à la fois intime et original. Entourée d’un casting solide, notamment José Garcia et Gustave Kervern, la cinéaste propose une œuvre mêlant fragilité psychologique et touches d’humour décalé.

Une héroïne fragilisée face à ses propres blocages

Le film suit Élise, une femme dont la vie bascule lorsqu’elle se retrouve à diriger une troupe de théâtre après la disparition brutale du metteur en scène dont elle était l’assistante. Déjà enfermée dans une relation sentimentale étouffante, elle doit affronter en parallèle des crises de panique de plus en plus envahissantes. Ce double bouleversement la plonge dans une instabilité profonde, où le doute et la peur prennent le dessus.

À travers ce parcours chaotique, le récit interroge la capacité à reprendre le contrôle de sa vie. Entre pression professionnelle, dépendance affective et troubles anxieux, Élise oscille constamment, laissant entrevoir une possible émancipation au cœur même de cette confusion.

Une inspiration inattendue pour évoquer l’angoisse

Pour donner corps à ces troubles, Marie Rémond s’est appuyée sur une idée singulière évoquée lors de son passage dans l’émission C à vous. Elle y explique s’être inspirée des chèvres myotoniques, des animaux qui se figent brusquement sous l’effet de la peur. Ce phénomène, selon elle, illustre de manière concrète la réaction du corps lors d’une attaque de panique.

Ce parallèle, volontairement décalé, se retrouve jusque dans le film, apportant une touche d’humour inattendue à un sujet sérieux. En mêlant approche scientifique, métaphore animale et récit personnel, Élise sous emprise propose ainsi une manière originale d’aborder les mécanismes de l’anxiété, tout en restant accessible et sensible.

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