L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé avoir été condamné en Algérie à trois ans de prison ferme et à une lourde amende pour son roman Houris, récompensé par le prix Goncourt en 2024. L’auteur indique que cette décision s’appuie sur un texte interdisant l’évocation publique de la guerre civile algérienne des années 1990, un sujet toujours hautement sensible dans le pays.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Kamel Daoud dénonce une condamnation symbolique visant à faire taire la mémoire de ce conflit, qui a fait près de 200.000 morts. Installé en France, l’écrivain ne devrait pas être inquiété directement par cette décision, mais cette affaire illustre une nouvelle fois les tensions persistantes autour de la liberté d’expression en Algérie.
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