« Dessins de bijoux » : le Petit Palais dévoile un siècle de création joaillière
« Dessins de bijoux » : le Petit Palais dévoile un siècle de création joaillière

À l’occasion de la semaine de la haute couture à Paris, le Petit Palais propose une immersion rare et précieuse dans les coulisses de la création joaillière avec l’exposition Dessins de bijoux. Les secrets de la création. Visible jusqu’au 20 juillet, elle dévoile pour la première fois une partie de son exceptionnelle collection de dessins et maquettes de bijoux, retraçant plus d’un siècle d’histoire, du Second Empire aux années 1950.

Des esquisses aux chefs-d’œuvre : la genèse du bijou

Avec près de 5 700 œuvres conservées depuis la fin des années 1990, la collection graphique du Petit Palais se révèle au grand public à travers un parcours riche et didactique. L’exposition suit pas à pas le processus créatif des bijoutiers, depuis les premières inspirations – formes naturelles, ornementations historiques ou exotiques – jusqu’au bijou achevé.

Planches de motifs, carnets d’esquisses, gouachés colorés et maquettes en trois dimensions révèlent le savoir-faire des créateurs, illustrant l’évolution des styles à travers les âges : de l’Art nouveau de Lalique aux lignes géométriques de l’Art déco, en passant par les bijoux historicisants du XIXe siècle. On y découvre aussi le travail de grandes maisons comme Cartier, Boucheron ou Rouvenat, mais aussi celui de créateurs moins connus, tels que Pierre-Georges Deraisme ou Charles Jacqueau.

Un hommage aux artisans de l’ombre

L’exposition met également en lumière l’aspect collectif de la joaillerie, où le dessin n’est que la première étape d’un long processus impliquant graveurs, sertisseurs, émailleurs ou polisseurs. Plusieurs bijoux terminés, comme Le Pendentif Sycomore (1910) ou La Bague insectes (1903) de Georges Fouquet, sont ainsi présentés aux côtés de leurs dessins préparatoires, soulignant la métamorphose du papier au métal.

Une vidéo pédagogique, produite en partenariat avec la Haute École de Joaillerie, vient compléter l’expérience en dévoilant les gestes précis des gouacheurs d’hier et d’aujourd’hui. Enfin, l’exposition s’interroge sur la transmission de ces archives graphiques, parfois plus durables que les bijoux eux-mêmes, qui continuent d’inspirer les créateurs contemporains.

Une plongée poétique et instructive dans un art discret, à découvrir au Petit Palais jusqu’au 20 juillet 2025.

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