Elle n’aura tenu que quarante-huit heures. Apparu vendredi près de la plage des Catalans à Marseille, un pochoir attribué à Banksy a été vandalisé dans la nuit de samedi à dimanche 1er juin. Une intervention grossière : deux testicules dessinés à la peinture violette ont été ajoutés au pied du personnage représenté par l’artiste britannique sur le mur d’un tunnel de la rue Félix-Frégier. La dégradation a cependant été rapidement nettoyée hier matin, permettant aux visiteurs de retrouver l’œuvre dans son état d’origine dès la mi-journée. Toujours visible, l’inscription mystérieuse qui accompagne le dessin : « I want to be what you saw in me » (« Je veux être ce que tu as vu en moi »).
Un message puissant, pourquoi l’altérer ?
C’est via son compte Instagram que Banksy avait confirmé la paternité de ce nouveau pochoir, suscitant aussitôt un attroupement de curieux et d’admirateurs. Hier encore, nombreux étaient ceux qui se pressaient sur les lieux pour photographier ce qui est désormais considéré comme une œuvre d’art à part entière. Connu pour ses messages engagés et son style reconnaissable entre mille, Banksy multiplie les créations à fort impact dans l’espace public. Que ce soit sur la guerre, l’injustice sociale ou la surveillance de masse, ses œuvres percutantes ont acquis une valeur immense. Certaines se sont arrachées pour plusieurs millions d’euros. Ce dernier acte de vandalisme rappelle aussi à quel point ces créations fragiles restent vulnérables, malgré leur renommée mondiale.