Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a signé jeudi un accord visant à accélérer un vaste plan d’expansion des colonies en Cisjordanie, sur des terres revendiquées par les Palestiniens pour la création de leur futur État.
En visite dans la colonie de Maale Adumim, à l’est de Jérusalem, où des milliers de nouveaux logements doivent être construits, Netanyahou a tenu un discours sans ambiguïté. « Il n’y aura jamais d’État palestinien. Cet endroit est à nous », a-t-il déclaré, réaffirmant sa ligne dure face aux revendications palestiniennes.
Ce projet de colonisation s’inscrit dans un contexte de tensions régionales accrues, alors que les violences se multiplient en Cisjordanie et que la guerre se poursuit à Gaza. L’annonce intervient également alors que la communauté internationale, et en particulier l’ONU, continue de plaider pour une solution à deux États comme unique issue viable au conflit israélo-palestinien.
Les colonies israéliennes en Cisjordanie sont considérées comme illégales par le droit international, une position contestée par Israël. L’extension de Maale Adumim, l’une des plus grandes colonies proches de Jérusalem, pourrait fragmenter davantage le territoire palestinien et rendre plus difficile toute continuité géographique pour un futur État.
Cette décision de Netanyahou risque de renforcer les critiques internationales et d’approfondir l’isolement diplomatique d’Israël sur la scène mondiale, au moment même où les appels à un cessez-le-feu et à une reprise du dialogue politique se font de plus en plus pressants.