La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a affirmé lundi que l’ordre juridique international était « attaqué » et que l’Union européenne examinait de nouvelles options pour soutenir la Cour pénale internationale (CPI).
Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, Kallas a souligné que la CPI jouait un rôle essentiel dans la défense du droit international et la lutte contre l’impunité. Elle a précisé que le bloc européen travaillait à la mise en place de mesures concrètes pour garantir la capacité du tribunal à mener ses enquêtes « sans ingérence ni pression politique ».
Cette déclaration intervient après que les États-Unis ont imposé plus tôt cette année des sanctions contre six juges et trois procureurs de la CPI, dont le procureur en chef, temporairement écarté en mai à la suite d’une enquête des Nations unies sur des accusations de harcèlement sexuel.
L’Union européenne, fidèle à son engagement en faveur du multilatéralisme, a déjà condamné ces sanctions américaines. Bruxelles souhaite désormais renforcer sa coopération financière et politique avec la Cour, basée à La Haye, afin de préserver son indépendance et son autorité dans les affaires internationales les plus sensibles.