La ville de Nikopol, dans le sud-est de l’Ukraine, a de nouveau été la cible de tirs d’artillerie russe mercredi, provoquant la mort de trois personnes et faisant quatre blessés, selon les autorités locales. Serhiy Lysak, gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, a précisé que deux hommes et une femme ont perdu la vie dans cette attaque, qui s’inscrit dans une série de frappes régulières visant cette zone stratégique.
Nikopol, située sur la rive nord du fleuve Dniepr, en face de la centrale nucléaire occupée de Zaporijjia, reste depuis des mois l’une des villes les plus exposées aux tirs russes. En raison de sa proximité directe avec les lignes de front, elle subit fréquemment des attaques depuis les positions russes situées sur la rive sud, sous contrôle de Moscou.
Le média ukrainien RBK-Ukraine a rapporté qu’une des frappes avait touché un véhicule appartenant aux services d’urgence de l’État. L’un des trois morts serait un secouriste, une nouvelle qui accentue la gravité de l’attaque en soulignant que même les agents chargés de la protection civile deviennent des cibles potentielles.
Ce nouvel épisode sanglant intervient alors que les combats se poursuivent avec intensité dans l’est et le sud du pays, malgré les efforts diplomatiques internationaux pour obtenir un cessez-le-feu. Ces bombardements, souvent aléatoires, touchent régulièrement des zones résidentielles et des infrastructures civiles, aggravant la crise humanitaire déjà très lourde dans la région.
Les autorités ukrainiennes accusent la Russie de cibler délibérément les zones habitées pour terroriser la population et affaiblir le moral des civils, une tactique dénoncée par de nombreuses organisations internationales comme potentiellement constitutive de crimes de guerre.
Le Kremlin, de son côté, n’a pas commenté l’attaque de Nikopol. Mais les autorités russes affirment régulièrement que leurs frappes visent exclusivement des objectifs militaires, une version contestée par les multiples rapports d’ONG et d’agences de l’ONU sur les dommages infligés aux civils depuis le début de l’invasion en février 2022.
Dans l’attente d’une réponse internationale plus ferme, les habitants de Nikopol continuent de vivre sous la menace constante des bombardements, dans un climat de peur et d’incertitude qui ne semble pas près de s’apaiser.