Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi que le nombre de personnes portées disparues à travers le monde avait augmenté d’environ 70 % en cinq ans, conséquence directe de la multiplication des conflits et des mouvements migratoires massifs.
Selon l’organisation basée à Genève, 284 400 disparitions étaient recensées à la fin de l’année dernière, contre 169 500 en 2019. Les guerres au Soudan, à Gaza et en Ukraine figurent parmi les principaux facteurs ayant alimenté cette hausse. Le CICR estime toutefois que le nombre réel de disparus est nettement plus élevé, de nombreux cas n’étant jamais signalés.
« Le nombre croissant de personnes disparues nous rappelle brutalement que les parties au conflit et ceux qui les soutiennent ne parviennent pas à protéger les populations en temps de guerre », a déclaré Pierre Krähenbühl, directeur général du CICR.
L’organisation souligne que les Conventions de Genève, adoptées en 1949 après la Seconde Guerre mondiale, sont censées prévenir les séparations familiales et protéger les civils. Mais, selon le CICR, leur respect s’érode de plus en plus sur les théâtres d’opérations, aggravant la crise humanitaire.
Face à cette situation, la Croix-Rouge appelle les acteurs internationaux et les belligérants à se réengager pleinement en faveur du droit humanitaire afin de limiter l’ampleur des drames humains liés aux guerres et aux migrations forcées.