Wi-Fi en vol : la guerre verbale entre Ryanair et Elon Musk met Starlink hors-jeu
Wi-Fi en vol : la guerre verbale entre Ryanair et Elon Musk met Starlink hors-jeu

La compagnie irlandaise Ryanair a annoncé mercredi envisager une réduction significative de ses opérations en Belgique à partir de la fin de l’année, dénonçant une hausse jugée excessive des taxes sur les passagers. Son dirigeant, Michael O’Leary, a vivement critiqué les autorités belges, estimant que ces choix fiscaux fragilisent l’attractivité du pays face à d’autres destinations européennes.

Charleroi en première ligne

Au cœur des tensions figure une taxe fédérale portée à 10 euros par billet au départ de la Belgique, à laquelle pourrait s’ajouter une contribution communale de 3 euros à Charleroi. Selon Ryanair, ces mesures pourraient entraîner la suppression d’environ un million de sièges dès l’hiver 2026 sur cette plateforme, puis autant l’année suivante si aucune inflexion n’est décidée.

L’aéroport de Charleroi, deuxième du pays et base majeure de la compagnie à bas coûts, redoute des conséquences lourdes sur l’emploi local, avec jusqu’à un millier de postes directs et indirects menacés. Ryanair n’exclut pas de retirer une partie de sa flotte basée sur place ou de réduire certaines fréquences.

Pour le gouvernement belge, cette fiscalité vise à encourager des modes de transport alternatifs à l’avion. La compagnie, qui se présente comme le premier transporteur du pays en nombre de passagers, affirme au contraire que ses avions et ses investissements pourraient être redéployés vers des États ayant allégé leur taxation aérienne.

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