Le Sri Lanka a inauguré son premier casino haut de gamme dans le cadre d’un complexe hôtelier de luxe baptisé City of Dreams, un projet de 1,2 milliard de dollars présenté comme un levier majeur pour relancer un secteur touristique durement touché par la crise économique.
Le président Anura Kumara Dissanayake a assisté lundi à l’ouverture officielle de ce nouvel établissement situé au cœur de Colombo. Conçu comme un complexe intégré, il combine hôtel, restaurants, divertissements et casino, et ambitionne de placer l’île sur la carte des destinations de tourisme de luxe en Asie du Sud.
Le gouvernement mise sur cette stratégie pour attirer jusqu’à trois millions de visiteurs en 2025, soit une hausse de 50 % par rapport à l’année précédente. Les autorités espèrent que les recettes touristiques, déjà en nette progression, passeront de 3,7 milliards de dollars en 2024 à 5 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.
Cette ouverture s’accompagne d’une nouvelle législation sur les jeux d’argent, destinée à encadrer le secteur et à attirer les investissements étrangers tout en renforçant la régulation. L’objectif affiché est de faire du Sri Lanka une destination capable de rivaliser avec Macao ou Singapour pour une clientèle internationale à fort pouvoir d’achat.
L’île, frappée en 2022 par sa pire crise économique depuis l’indépendance, voit dans ce projet une source vitale de devises et d’emplois. Mais certains observateurs mettent en garde contre les risques sociaux liés à l’essor des jeux d’argent, notamment l’endettement et la dépendance, dans un pays encore marqué par les inégalités et les tensions politiques.
Malgré ces réserves, le gouvernement assure que le City of Dreams marquera le début d’une nouvelle ère pour le tourisme sri-lankais, appelé à redevenir l’un des piliers de l’économie nationale.