Les rotations ont cessé brutalement dans les cieux antillais. Depuis mardi matin, Air Antilles a été contrainte d’immobiliser l’ensemble de sa flotte après la suspension temporaire de son certificat de transport aérien, indispensable pour opérer. Un audit mené du 2 au 4 décembre a relevé plusieurs manquements documentaires et organisationnels que la compagnie doit corriger dans des délais très courts, selon les précisions fournies par sa direction.
Une suspension administrative qui ravive les inquiétudes
Pendant toute la durée de cette suspension, entrée en vigueur lundi à minuit, Air Antilles doit réorganiser ses services et rediriger ses passagers vers d’autres transporteurs. Lorsque cela est possible, les voyageurs seront replacés sur des vols d’Air Caraïbes, seule autre compagnie à assurer les liaisons entre Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Cette nouvelle secousse intervient dans un contexte déjà fragile. Après la liquidation du groupe Caire à l’été 2023, Air Antilles avait été relancée un an plus tard grâce au soutien financier de la collectivité de Saint-Martin, devenue actionnaire majoritaire et investisseur à hauteur de 20 millions d’euros au nom de la continuité territoriale.
Un avenir suspendu à l’arrivée d’un investisseur
La compagnie, dont la licence arrivait à expiration fin septembre, avait obtenu début octobre un sursis de quatre mois, valable jusqu’au 31 janvier 2026. Mais sa pérennité dépend toujours de l’entrée d’un nouvel investisseur capable d’assurer sa restructuration. Air Antilles affirme travailler pour récupérer rapidement son certificat de transport aérien et reprendre ses vols, tout en espérant une relance « durable » de ses opérations.