Ce mercredi 30 avril paraît Ne rien céder : manifeste contre l’islamisme, un texte fort et sans détour signé Bruno Retailleau. À travers cette publication de 28 pages, le ministre de l’Intérieur entend prolonger et amplifier le discours prononcé un mois plus tôt à Londres devant le think tank Policy Exchange. En pleine campagne pour la présidence des Républicains, Retailleau y expose avec clarté sa vision politique libérale-conservatrice, fondée sur une critique frontale des failles culturelles et juridiques que l’islamisme, selon lui, exploite en France comme dans les démocraties occidentales.
L’islamisme prospère sur nos renoncements
Soutenu en son temps par François Fillon, à qui il rend implicitement hommage, Retailleau dresse un constat implacable : si l’islamisme progresse, c’est d’abord parce que l’Occident renonce à ses fondements. Il dénonce « une liberté absolutisée » réduite aux seuls droits individuels, un système juridique européen « hors sol » qui empêche d’expulser des terroristes, et une laïcité affaiblie par la culpabilité mémorielle. Il fustige également la dérive woke, qu’il qualifie de « pensée sectaire » convergeant avec l’islamisme dans une même haine de l’Occident. Pour lui, le terme « islamophobie » est une arme rhétorique forgée pour interdire tout débat critique, largement promue par les Frères musulmans.
Retailleau ne se contente pas de dénoncer : il appelle à reconstruire. Il exhorte les Français à retrouver « la fierté d’appartenir à une grande civilisation », à renouer avec leur culture, leur histoire, leur sentiment national. Et à réformer le droit, pour que celui-ci protège d’abord la société et non ceux qui la menacent. Fidèle à son ancrage vendéen et à ses racines culturelles, il en appelle à une forme de résistance enracinée, mêlant liberté et ordre, tradition et lucidité.