Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a dénoncé le dernier coup d’État en Guinée-Bissau, le qualifiant de mascarade et appelant à la reprise du processus électoral interrompu. Ses déclarations s’ajoutent à une vague d’indignation régionale face à cette prise de pouvoir dans un pays souvent cité comme plaque tournante du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest.
Les critiques émanent de plusieurs capitales africaines, tandis que le bloc régional, la CEDEAO, prépare l’envoi d’une mission de médiation de haut niveau pour tenter de rétablir l’ordre constitutionnel. Sonko a affirmé que les résultats du scrutin devaient être publiés sans délai et que les électeurs de Guinée-Bissau devaient pouvoir achever le processus démocratique.
En dépit des pressions, la junte militaire semble chercher à consolider son autorité. Les dirigeants putschistes ont annoncé la nomination d’Ilidio Vieira Te en tant que Premier ministre et ministre des Finances, une décision présentée comme le premier jalon d’un nouveau gouvernement de transition.
Les observateurs régionaux soulignent que cette crise intervient dans un contexte de fragilité politique persistante en Guinée-Bissau, où plusieurs gouvernements ont été renversés au cours des dernières décennies. Les médiateurs espèrent que la pression diplomatique permettra de ramener les parties vers un cadre électoral crédible et accepté par tous.