Les exportations africaines subissent déjà les effets de l’expiration de la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), dont la validité a pris fin mardi, ont rapporté des responsables et des entreprises locales.
Adoptée en 2000, l’AGOA permettait à des dizaines de pays africains d’exporter sans droits de douane des milliers de produits vers les États-Unis, stimulant notamment des secteurs stratégiques comme le textile, l’agriculture et l’automobile. Son arrêt brutal intervient malgré le soutien affiché de la Maison Blanche et de nombreux parlementaires américains à son renouvellement.
Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, les entreprises à faible marge, particulièrement dans l’habillement, peinent déjà à absorber la hausse soudaine des tarifs douaniers. Au Kenya, par exemple, des usines spécialisées dans la confection pour l’exportation redoutent des suppressions massives d’emplois si aucun accord de substitution n’est trouvé rapidement.
Cette situation est aggravée par la politique commerciale du président Donald Trump, qui a imposé des droits de douane élevés sur de nombreux produits étrangers. Les avantages offerts par l’AGOA avaient déjà été en partie neutralisés par ces mesures protectionnistes, compliquant la compétitivité des exportateurs africains sur le marché américain.
Les observateurs craignent que cette rupture mette en péril des milliers d’emplois sur le continent et freine les investissements étrangers qui avaient été attirés par l’accès privilégié aux États-Unis. Plusieurs gouvernements africains appellent Washington à rétablir rapidement un cadre commercial équitable, arguant que l’AGOA avait contribué à réduire la pauvreté et à diversifier leurs économies.
Que retenir rapidement ?
Les exportations africaines subissent déjà les effets de l’expiration de la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), dont la