Invitée ce week-end de l’émission On refait la télé sur RTL, Nathalie Saint-Cricq est revenue sur son passage devant la commission d’enquête parlementaire consacrée à la neutralité, au fonctionnement et au financement de l’audiovisuel public. Lors de cette audition, la chroniqueuse politique de France Télévisions avait notamment été interrogée sur sa rémunération.
“J’ai envoyé une capture de mon compte en banque”
Selon ses déclarations sur RTL, Nathalie Saint-Cricq dit avoir transmis à Charles Alloncle, rapporteur UDR de la commission, une capture de son compte bancaire faisant apparaître son salaire. Elle explique avoir agi ainsi après avoir entendu, sur certaines antennes, des accusations visant des journalistes du service public soupçonnés de “s’en mettre plein les poches”.
La journaliste affirme avoir voulu couper court aux fantasmes autour de sa rémunération. Lors de son audition, elle avait déjà indiqué que son salaire était disponible dans la “data room” prévue dans le cadre des travaux parlementaires.
Charles Alloncle accusé de chercher la lumière
Nathalie Saint-Cricq a aussi livré une appréciation très critique de l’attitude du rapporteur. Sur RTL, elle a estimé que Charles Alloncle voulait surtout “faire parler de lui”. La journaliste raconte également avoir été impressionnée par le cadre institutionnel de l’audition, notamment le fait de devoir prêter serment. Elle dit avoir craint qu’une imprécision puisse ensuite lui être reprochée.
Une commission très politique sur l’audiovisuel public
La commission d’enquête sur l’audiovisuel public a été créée le 28 octobre 2025, à l’initiative du groupe Union des droites pour la République, dans le cadre de son droit de tirage parlementaire. Elle portait sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Le rapport, associé à Charles Alloncle, a ensuite nourri de vifs débats sur les dépenses, les salaires, la gouvernance et l’avenir du service public audiovisuel. Le rapport publié début mai formule 70 recommandations, tandis que le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, y ajoute un avant-propos critique et des contre-propositions.