Le centre pénitentiaire de Baie-Mahault fait face à une situation de plus en plus critique. Selon les chiffres communiqués par le syndicat Force ouvrière pénitentiaire et confirmés par la direction de l’établissement, 802 personnes étaient détenues le 16 juin pour une capacité théorique de 450 places. Un niveau inédit qui illustre la pression croissante exercée sur la principale prison de Guadeloupe.
Cette hausse du nombre de détenus intervient après plusieurs affaires traitées récemment par la justice, notamment dans les domaines des violences intrafamiliales, des infractions liées aux armes et du trafic de stupéfiants. Le parquet de Pointe-à-Pitre reconnaît une activité judiciaire particulièrement soutenue ces dernières semaines.
Des conditions de détention de plus en plus dégradées
Les représentants du personnel alertent sur les conséquences de cette surpopulation. Ils évoquent une multiplication des violences entre détenus, une augmentation des tensions à l’égard des surveillants et une dégradation continue des conditions de travail. Selon le syndicat FO, certaines cellules prévues pour six personnes ont accueilli jusqu’à dix-sept détenus.
Face à cette situation, les organisations syndicales demandent un recours plus fréquent aux alternatives à l’incarcération, comme le bracelet électronique ou les travaux d’intérêt général. Les magistrats assurent déjà adapter leurs décisions lorsque cela est possible, tout en rappelant les limites imposées par les exigences de la réponse pénale.
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