La cour d’appel de Paris a confirmé le maintien en détention de l’agent consulaire algérien mis en examen dans l’enquête sur l’enlèvement présumé, en 2024, de l’opposant et influenceur algérien Amir Boukhors. Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet général, estimant que les garanties avancées par la défense ne justifiaient pas sa remise en liberté.
Pour motiver cette décision, le parquet général a notamment évoqué les risques de pressions sur les témoins, de concertation avec d’autres personnes impliquées dans le dossier ainsi que la nécessité de garantir la présence du mis en examen sur le territoire français. Cette position diffère de celle du Parquet national antiterroriste, qui s’était prononcé en faveur d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire.
Un dossier au cœur des tensions entre Paris et Alger
La défense d’Amir Boukhors redoutait que ce dossier ne soit instrumentalisé dans le contexte des relations entre la France et l’Algérie. Son avocat avait notamment mis en garde contre l’hypothèse d’un échange avec le journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, estimant qu’un tel scénario créerait un précédent dangereux.
L’enquête sur l’enlèvement présumé de l’influenceur, dont les proches attribuent la responsabilité aux autorités algériennes, a contribué à tendre les relations entre Paris et Alger. Malgré un début d’apaisement diplomatique ces derniers mois, cette affaire demeure l’un des principaux dossiers sensibles entre les deux pays.
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