La Syrie affirme avoir déjoué deux complots de l’État islamique visant à assassiner le président Ahmed al-Charia (AP)
La Syrie affirme avoir déjoué deux complots de l’État islamique visant à assassiner le président Ahmed al-Charia (AP)

Les autorités syriennes ont déjoué deux plans distincts de l’État islamique visant à assassiner le président Ahmed al-Charia, selon deux hauts responsables proches du dossier, alors que le dirigeant syrien se trouve à Washington pour une rencontre historique avec le président américain Donald Trump.

Les responsables, dont un haut cadre de la sécurité syrienne, ont indiqué que ces projets d’attentat avaient été déjoués au cours des derniers mois, illustrant la menace persistante que représente l’État islamique contre le nouveau pouvoir à Damas. L’un des complots aurait visé une cérémonie officielle publique à laquelle Sharaa devait assister, mais les autorités n’ont pas précisé la nature exacte de l’événement, invoquant des raisons de sécurité. Le ministère syrien de l’Information a refusé tout commentaire.

Ces révélations surviennent à la veille de la première visite d’un président syrien à la Maison Blanche. Ahmed al-Charia, ancien chef du groupe rebelle islamiste Hayat Tahrir al-Sham, arrivé au pouvoir en décembre dernier après la chute de Bachar al-Assad, cherche à repositionner la Syrie sur la scène internationale. Il espère obtenir le soutien américain et occidental pour la reconstruction du pays après quatorze ans de guerre.

La Syrie doit prochainement rejoindre la coalition internationale dirigée par les États-Unis contre l’État islamique — un tournant majeur pour un pays longtemps allié à l’Iran et à la Russie. Damas a déjà commencé à coopérer discrètement avec les forces américaines, selon des responsables syriens, notamment dans l’échange de renseignements sur les cellules de l’EI encore actives.

Au cours du week-end, le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé l’arrestation de plus de 70 personnes soupçonnées d’appartenir à des réseaux djihadistes. Cette opération visait à démanteler des cellules encore actives dans plusieurs régions, alors que les autorités affirment avoir infiltré les structures internes du groupe.

Depuis sa rupture avec Al-Qaïda en 2016, Sharaa s’est présenté comme un adversaire farouche de l’État islamique. Son gouvernement accuse l’organisation d’être responsable de plusieurs attaques récentes, dont l’attentat-suicide contre une église de Damas en juin dernier, qui a fait 25 morts.

En toile de fond, les États-Unis envisagent d’établir une présence militaire sur une base aérienne proche de Damas, selon des informations de Reuters. Si cette implantation se confirme, elle marquerait un rapprochement inédit entre Washington et le nouveau pouvoir syrien, dans un contexte où Sharaa cherche à convaincre le Congrès américain de lever les dernières sanctions imposées à la Syrie.

Que retenir rapidement ?

Les autorités syriennes ont déjoué deux plans distincts de l’État islamique visant à assassiner le président Ahmed al-Charia, selon deux hauts responsables

Partager