Israël réduit de moitié l’aide humanitaire à Gaza, invoquant la lenteur de la restitution des corps d’otages (AP)
Israël réduit de moitié l’aide humanitaire à Gaza, invoquant la lenteur de la restitution des corps d’otages (AP)

Israël a décidé de réduire de moitié le volume d’aide humanitaire autorisée à entrer dans la bande de Gaza, accusant le Hamas de ne pas respecter les engagements liés à la restitution des corps d’otages, selon une note interne consultée par Reuters et confirmée mardi par les Nations unies. Cette décision constitue un sérieux revers pour les efforts visant à accroître l’aide alimentaire et médicale destinée à la population de l’enclave, déjà menacée par la famine.

Le COGAT, l’unité militaire israélienne chargée de superviser l’acheminement de l’aide vers Gaza, a informé l’ONU qu’à partir de mercredi, seulement 300 camions par jour seraient autorisés à passer, contre les 600 convenus après l’instauration du cessez-le-feu. Le document précise également qu’aucun carburant ni gaz ne sera livré, sauf pour des usages strictement humanitaires, notamment pour les hôpitaux et les installations d’eau potable.

Selon la note, cette réduction est une mesure de rétorsion après que « le Hamas a violé l’accord relatif à la libération des corps des otages détenus dans la bande de Gaza ». Les autorités israéliennes affirment que le mouvement islamiste tarde à remettre les dépouilles de plusieurs ressortissants israéliens tués lors des affrontements. Le Hamas a répliqué qu’il rencontrait des difficultés logistiques pour localiser tous les corps dans les zones dévastées par les bombardements.

Cette décision risque d’aggraver encore la situation humanitaire à Gaza, où plus d’un million de personnes dépendent déjà entièrement de l’aide internationale. Les agences de secours de l’ONU préviennent que la réduction des convois entraînera une pénurie immédiate de nourriture, d’eau et de médicaments dans plusieurs zones de l’enclave, notamment au nord, toujours difficile d’accès.

Parallèlement, la Fondation humanitaire pour Gaza, soutenue par les États-Unis, a suspendu ses opérations, invoquant des obstacles administratifs persistants et le manque de garanties sécuritaires. L’ouverture du poste frontière de Rafah, entre Gaza et l’Égypte, reste elle aussi retardée, compliquant davantage la circulation des convois humanitaires.

Les Nations unies ont exhorté Israël à reconsidérer sa décision, rappelant que l’aide humanitaire « ne doit pas être conditionnée à des considérations politiques ou militaires ». Malgré le cessez-le-feu fragile, les tensions demeurent vives autour de la mise en œuvre des accords conclus entre Israël et le Hamas, qui peinent à se traduire sur le terrain.

Que retenir rapidement ?

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