Revers pour Viktor Orban : la Hongrie renonce finalement à quitter la Cour pénale internationale
Revers pour Viktor Orban : la Hongrie renonce finalement à quitter la Cour pénale internationale

Le Parlement hongrois a rejeté le projet de retrait de la Hongrie de la Cour pénale internationale (CPI), mettant fin à une initiative soutenue par l’ancien Premier ministre Viktor Orban après les mandats d’arrêt visant des dirigeants israéliens.

Lors du vote, 133 députés sur 199 se sont prononcés contre la sortie du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Trente-sept parlementaires ont voté en faveur du retrait et cinq se sont abstenus. La sortie de la juridiction internationale devait initialement entrer en vigueur le 2 juin.

Le gouvernement hongrois avait annoncé en avril 2025 son intention de quitter la CPI, accusant l’institution d’être devenue « politique » après les mandats d’arrêt émis en novembre 2024 contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Tous deux sont visés pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés liés au conflit dans la bande de Gaza.

À l’époque, plusieurs responsables hongrois avaient vivement critiqué la Cour basée à La Haye. Le vice-Premier ministre Zsolt Semjen avait dénoncé l’utilisation des organisations internationales comme « outils politiques », tandis que le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto avait estimé que la Hongrie n’avait « plus sa place » dans une institution jugée « peu sérieuse ».

La Hongrie avait signé le Statut de Rome en 1999 avant de le ratifier en 2001, durant le premier mandat de Viktor Orban. Budapest avait toutefois régulièrement affirmé que certaines dispositions de la CPI soulevaient des interrogations sur leur compatibilité avec la Constitution hongroise.

Créée en 2002, la Cour pénale internationale est chargée de poursuivre les auteurs présumés de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre lorsque les juridictions nationales ne peuvent ou ne veulent pas agir. Israël, les États-Unis, la Russie et la Chine ne font pas partie des États membres de la CPI. Jusqu’à présent, seuls le Burundi et les Philippines se sont officiellement retirés de la juridiction internationale.

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