Les gouvernements de l’Union européenne cherchent à parvenir d’ici vendredi à un accord permettant de geler, pour une durée indéterminée, les avoirs de la banque centrale russe immobilisés sur le territoire européen. Jusqu’ici, ce gel devait être renouvelé tous les six mois, nécessitant un vote régulier des États membres.
Selon des diplomates européens, l’objectif est de créer un cadre plus stable et durable, reflétant la volonté des Vingt-Sept de maintenir la pression financière sur Moscou aussi longtemps que la guerre en Ukraine se poursuit. La mesure constitue un élément essentiel des discussions visant à utiliser une partie des revenus générés par ces avoirs pour soutenir l’Ukraine.
Les débats demeurent toutefois sensibles, certains États membres souhaitant s’assurer que le dispositif respecte le droit international et minimise les risques juridiques. L’accord recherché marquerait néanmoins une étape importante dans la stratégie européenne visant à renforcer les sanctions contre la Russie sans dépendre de renouvellements fréquents.
Si un compromis est trouvé, il ouvrirait la voie à la finalisation d’un mécanisme communautaire permettant d’exploiter les intérêts financiers liés aux avoirs gelés au profit de l’Ukraine, tout en maintenant une position ferme à long terme face à Moscou.