L’Union européenne examine plusieurs options visant à soutenir les forces de sécurité intérieures libanaises, afin de libérer l’armée et lui permettre de se concentrer sur ses missions prioritaires, notamment le désarmement du Hezbollah. Selon un document interne consulté par Reuters, le service diplomatique européen a transmis aux Vingt-Sept une série de pistes impliquant des conseils, des formations et un renforcement des capacités des forces libanaises. Des consultations devraient être menées avec Beyrouth, et une mission d’évaluation est prévue début 2026 pour déterminer l’ampleur de cette aide potentielle.
Cette réflexion intervient alors que la trêve conclue en 2024 entre Israël et le Liban reste fragile, avec des frappes régulières menées par Israël contre des cibles qu’il présente comme liées au réarmement du Hezbollah. Dans ce contexte, l’UE assure qu’elle ne remplacera pas la Force intérimaire des Nations unies au Liban, dont le mandat expire fin 2026 avant un retrait progressif. Selon le document, l’objectif pourrait être de faciliter un transfert de responsabilités entre l’armée libanaise et les forces de sécurité intérieure en matière de maintien de l’ordre.
Le texte précise également que le Liban s’est déclaré ouvert à une présence américaine et française chargée de vérifier le respect du cessez-le-feu, dans le cadre d’un dispositif international encore en discussion. L’armée libanaise, confrontée à d’importantes contraintes opérationnelles et financières, serait ainsi davantage en mesure de se concentrer sur les tâches jugées essentielles, alors que le pays continue de faire face à une crise sécuritaire, économique et politique durable.