Le ministre japonais des Affaires étrangères, Takeshi Iwaya, a déclaré vendredi que Tokyo ne comptait pas reconnaître un État palestinien lors des réunions prévues ce mois-ci aux Nations unies.
Il a toutefois souligné que pour le Japon, qui soutient une solution à deux États entre Israéliens et Palestiniens, la question n’était « pas de savoir si » cette reconnaissance interviendrait, « mais quand ».
Cette position traduit la prudence de Tokyo, soucieuse de préserver son rôle diplomatique au Moyen-Orient tout en ménageant ses relations avec ses alliés occidentaux et avec Israël.
Alors que plusieurs pays européens envisagent ou ont déjà annoncé leur reconnaissance officielle d’un État palestinien, le Japon choisit donc de temporiser, tout en réaffirmant son attachement à une issue politique négociée au conflit.
Cette déclaration intervient dans un contexte de forte pression internationale pour relancer un processus de paix enlisée depuis des années, sur fond d’escalade des violences en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.